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samedi 17 février 2018

Le photographe Patrick Demarchelier, à son tour dans la tourmente #BalanceTonPorc

Le "Lucie Award de la photographie de mode" 2008 serait-il un porc ?

Le Français Patrick Demarchelier, photographe star de la mode et du show biz, est accusé de harcèlement sexuel

Plusieurs femmes l'accusant, il est pris à son tour dans la tourmente #MeToo.
Image associéeLeurs témoignages contre le Français de 74 ans ont été recueillis par The Boston Globe, quotidien américain sulfureux, qui les a publiés vendredi, notamment celui d'une ancienne assistante du photographe.Cette dernière explique, sous couvert d'anonymat, avoir finalement cédé aux avances insistantes de Patrick Demarchelier, de peur de compromettre son avenir professionnel si elle persistait à refuser. Ou pour progresser dans la profession ?Elle dit avoir demandé instamment à la directrice artistique du groupe Condé Nast, la très influente Anna Wintour, de ne plus laisser le photographe travailler avec de jeunes mannequins.

Le Boston Globe cite également le cas de six autres femmes accusant toutes le Français de harcèlement sexuel. 
L'une d'entre elles précise que le photographe lui a mis la main sur ses parties génitales et une autre qu'il lui a touché la poitrine. Patrick Demarchelier n'a pas donné suite dans l'immédiat.

Baisers non sollicités, baisers volés.
La Globe Spotlight Team, qui a mené cette enquête, est une équipe de six reporters d'investigation, héritière de celle qui avait révélé en 2002 comment la hiérarchie catholique locale avait couvert des abus sexuels commis par quelque 90 prêtres à Boston et dans les environs pendant plusieurs décennies. L'histoire avait servi de base au film "Spotlight", qui a reçu l'Oscar du meilleur film en 2016.

L'enquête sur le monde de la mode publiée vendredi met en cause d'autres photographes, notamment Seth Sabal, Greg Kadel ou Andre Passos, ainsi que le styliste Karl Templer.
Dans le cas de Greg Kadel, une mannequin, sous couvert d'anonymat, affirme que le photographe l'a emmenée dans un hôtel alors qu'elle était encore mineure et l'a forcée à avoir une relation sexuelle.

Résultat de recherche d'images pour "film Baise volé"L'enquête du Boston Globe balance aussi le nom de David Bellemère, photographe français accusé de harcèlement sexuel par deux femmes.
L'une d'entre elle, la mannequin américaine Madisyn Ritland, affirme qu'il a, entre autres, enfoncé de force sa langue dans sa bouche et qu'il lui a touché la poitrine sans son consentement.

Le Boston Globe révèle également que la marque de lingerie Victoria's Secret, connue pour ses défilés-événements, a cessé de travailler avec lui depuis l'automne 2016, après que des mannequins se sont plaintes de contacts physiques intempestifs et de baisers non sollicités. La maison mère de Victoria's Secret, Limited Brands, n'a pas réagi immédiatement.

Résultat de recherche d'images pour "film Baise volé"
David Bellemère a expliqué que "l'histoire Victoria's Secret (était) un grand mystère pour (lui)". "Ils se sont débarrassés froidement de moi sans explication", a-t-il déploré.

Le photographe dit également avoir "demandé des explications aux agences de mannequins concernées", mais s'être heurté au "silence". "Je vais peut-être enfin savoir qui ment et pourquoi", a-t-il estimé.

Depuis l'éclatement de l'affaire Weinstein, plusieurs grands photographes de mode ont été accusés de harcèlement sexuel, principalement Bruce Weber, Terry Richardson et Mario Testino.
Plusieurs de leurs clients, notamment le puissant groupe Condé Nast, ont indiqué publiquement qu'ils ne souhaitaient plus travailler avec eux.

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Patrick Demarchelier fait partie des plus grands photographes de mode et du show-business. Certains de ses clichés de la princesse Diana, de Madonna ou d'Angelina Jolie ont fait le tour du monde.
Le photographe, né au Havre (Edouard Philippe en fut sept ans le maire), dont le travail a fait l'objet d'une exposition en 2008 au Petit-Palais à Paris, est aussi l'auteur de nombreuses couvertures d'albums, entre autres pour Elton John et Céline Dion.Sa célébrité dans le milieu de la mode est telle que son nom est cité à plusieurs reprises dans le film "Le diable s'habille en Prada", satire du monde de la mode où Meryl Streep campe un personnage inspiré d'Anna Wintour.

Wauquiez : Macron, un tueur, et Sarkozy, un pragmatique

Wauquiez livre des traits de caractère de Sarkozy et Macron

Nicolas Sarkozy avait placé des ministres sur écoutes et Emmanuel Macron avait mis en place une "cellule de démolition" de François Fillon

Résultat de recherche d'images pour "Wauquiez EM Lyon"
Laurent Wauquiez a fait ces confidences à l'issue d'une conférence donnée à l'Ecole de management de Lyon. TMC, groupe BFM, livre un extrait sonore de la conversation. 
"Nicolas Sarkozy, il en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui entraient en Conseil des ministres. Il les mettait sur écoutes pour pomper tous les mails, tous les textos, et vérifier ce que chacun de ses ministres disait au moment où on entrait en Conseil des ministres", confie Laurent Wauquiez dans cet enregistrement et dont des extraits ont été diffusés dans l'émission Quotidien.
médiatique. La presse partisane évite juste de resituer ces témoignages dans le contexte historique. Parmi les ministres de Sarkozy, figuraient notamment Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, qui annoncera en 2012 son intention de voter pour François Hollande, lequel le nommera par décret directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, ou Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'État chargé des affaires européennes, repassé à Hollande qui en fera son secrétaire général de la présidence de la République... Sarkozy avait de bonnes raisons de se méfier !
Sans parler de Gérald Darmanin, démissionnaire de ses fonctions de secrétaire général adjoint du parti Les Républicains pour devenir ministre de Macron, citons aussi Benoît Apparu, ancien ministre délégué chargé du Logement ou Christian Estrosi, ancien ministre chargé de l'Industrie dans des gouvernements Fillon qui ont viré leurs cutis.

"Que Fillon gagne la primaire et que, derrière, il le démolisse... Je suis sûr et certain, qu'il l'a organisé."

Macron, "objectivement, il a quand même eu un alignement de planètes assez inespéré," souligne Wauquiez. 

"Je pense qu'ils ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition", affirme le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ces propos sont une réponse non envisagée par l'enquête intitulée "Qui a tué François Fillon?" de Jean-Baptiste Boursier, diffusée dans "Grand Angle" sur BFMTV, évoquant la chute du candidat LR à l’Elysée.

Le porte-parole du gouvernement ne réagit pas sur le fond.
"Diffamations, injures, vulgarité... Une conception particulière de l'enseignement... Les étudiants de EM Lyon méritent mieux !", a commenté Benjamin Griveaux, sur Twitter. Sur le fond, il ne nie donc pas.

Wauquiez aborde également le cas de Gérald Darmanin

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, dont la plainte pour viol qui le visait vient d'être classée sans suite par le Parquet de Paris qui dépend du ministère de la Justice, mais qui doit encore affronter une enquête pour abus de faiblesse.

"Il sait très bien ce qu'il a fait". "Il va tomber", dit notamment le président des Républicains (LR), au cours de cette conférence réalisée avant l'annonce du classement sans suite de l'enquête. Pour lui, le ministre va devenir, dans le quinquennat Macron, "l'incarnation de ce qu'a été (Jérôme) Cahuzac".

Wauquiez revient également sur l'appel à la démission lancé par son parti à l'encontre du ministre, ex-LR lui-même.
"J'ai sorti ça; j'ai été en minorité à l'intérieur de mon parti. Moment très dur pour moi à gérer. J'ai eu toute une série de voix dissonantes qui ont dit 'non mais nous on trouve que c'est bien, faut qu'il reste, présomption d'innocence'.  

Ce journaliste est un cousin de Pierre Larrouturou, économiste socialiste qui fonda 'Nouvel Donne', parti qui apporta son soutien à Mélenchon, candidat de l'extrême gauche à l'Elysée, en 2017.

Qui peut croire que Wauquiez a pu faire confiance à une assemblée de jeunes inconnus ? 
Un fuitage organisé ? En évoquant les précautions prises par Sarkozy et en se livrant lui-même aux portables indiscrets de jeunes gens sur les terres de Gérard Collomb ancien sénateur-maire PS de Lyon et actuel ministre LREM de l'Intérieur, Wauquiez confirme qu'en politique une dose de paranoïa est nécessaire...

vendredi 16 février 2018

Orange retire ses campagnes publicitaires à TF1

Orange et Free veulent tout pour une bouchée de pain

Le groupe audiovisuel demande à être mieux rémunéré pour ses contenus

Montage photo avec le PDG d'Orange, Stéphane Richard, et le patron de TF1, Gilles Pélisson. Entre l'opérateur et la chaîne, le courant ne passe plus.
Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, et le patron de TF1, Gilles Pélisson
Le bras de fer entre les opérateurs télécom et le groupe TF1 se poursuit. Chacun abat de nouvelles cartes pour tenter de faire fléchir l'autre. Cette fois, Orange, ex-France Telecom, a dégainé l'arme publicitaire: l'opérateur historique a annulé des campagnes prévues sur les chaînes de TF1 dans les semaines à venir. "Il y a eu des consignes, il y a environ deux semaines", au moment où le ton est monté entre les deux parties
A l'antenne toutefois, cela ne se voit pas encore, puisque les délais d'annulation d'une campagne publicitaire sont fixés à quatre semaines. Depuis plusieurs mois, son PDG, Stéphane Richard, répétait qu' "Orange est l'un des plus importants annonceurs chez TF1", une manière de chantage à peine voilé. 

Orange a fini par mettre ses menaces à exécution. 
"En 2017, Orange a déboursé 49 millions d'euros bruts en investissements publicitaires sur les chaînes du groupe TF1. Sur les 102,7 millions d'euros de budget publicitaire global dépensés en TV, 48,4% sont alloués à TF1", première chaîne télévisée en France, indique Philippe Nouchi, le directeur de l'expertise médias chez Publicis Média.

D'après un autre expert, "cela représente 20 millions d'euros net environ". Or, c'est peu ou prou la somme que TF1 réclame à Orange pour la diffusion de ses chaînes et de ses services de replay sur Orange... Plus précisément, le groupe audiovisuel - dans lequel l'Etat français (dont Bpifrance) est actionnaire à hauteur de 23 % - souhaite que l'opérateur lui verse une juste redevance de 25 millions d'euros. 
Alors ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, avait déclaré fin mai 2017 que l'Etat n'a pas vocation à rester de manière pérenne au capital, avant d'ajouter toutefois qu'un désengagement ne se ferait pas dans l'immédiat. Les pouvoirs publics ont assuré à plusieurs reprises vouloir conserver une minorité de blocage au sein de l'ancien monopole des télécommunications, où l'Etat dispose de trois représentants au Conseil d'administration.


TF1, le groupe de Gilles Pélisson, ne devrait pas en rester là.
Si Orange refuse de payer et annule son budget publicité, l'affaire devrait se retrouver rapidement devant les tribunaux. TF1 pourrait alors reprocher à l'opérateur d'abuser de sa position d'annonceur pour tenter d'influencer l'issu de négociations dans un autre dossier. 

De son côté, Free, qui résiste à TF1, ne dispose plus des mêmes armes arme: le groupe du milliardaire Xavier Niel (propriétaire du groupe L'Obs et copropriétaire du journal Le Monde) n'est déjà plus annonceur sur ses écrans publicitaires de TF1. Un choix qui remonte à l'époque où le groupe de Xavier Niel et Bouygues Telecom (filiale tout comme TF1 du groupe Bouygues) multipliaient les contentieux devant les tribunaux. "Cela prouve qu'un opérateur télécoms peut gagner des parts de marché, sans pub sur TF1", glisse un proche de l'opérateur.

"Même si ce n'est pas impossible, vu la puissance de TF1, il est toutefois difficile pour un gros annonceur comme Orange de se passer du diffuseur", estime Philippe Nouchi. 

TF1 réclamait initialement 80 millions d'euros à Orange en droits de rediffusion 

Pour le moment, Orange et Free se liguent contre TF1, continuant d'estimer que les exigences de TF1 sont trop élevées. Mais ces opérateurs peuvent-ils se priver de contenus.
 
TF1 aurait déjà fait des propositions en revoyant ses prétentions à la baisse. La filiale de Bouygues n'aurait pas encore fait assez de concessions, au goût de ses partenaires.
Mais, en même temps, le groupe audiovisuel a saisi la justice pour demander à Orange de cesser la diffusion de ses chaînes gratuites de la TNT. Dans cette guerre d'influence et des prix, les abonnés de Orange sont privés des services de replay MyTF1. Restent les chaînes. 

Le diffuseur peut encore peser sur Orange, mauvais client. 
Ce qui serait l'occasion pour chacun des protagonistes de mesurer l'attachement de ses clients à ses services, d'ici l'échéance du mondial de Football en Russie qui démarre en juin sur les antennes de TF1.
 
Or, TF1 vient d'annoncer, ce jeudi, qu'il demande à Orange de ne plus distribuer ses chaînes sur sa box TF1En cas de refus persistant de payer, les accords de distribution entre le groupe télévisuel et Orange prennent fin, à l'occasion de la date d'échéance des contrats, le 31 janvier dernier. 

A noter que, jusqu'à ce qu'elle soit nommée ministre du Travail de Macron, Muriel Pénicaud, directrice générale des ressources humaines du groupe Danone, a été l'un des huit administrateurs d'Orange (en même temps qu'elle siègeait dans différents autres conseils d'administration de grandes entreprises,  la SNCF, puis Aéroports de Paris).

Patrick Cohen , fossoyeur d'Europe 1 ?

Patrick Cohen était-il missionné pour nuire à cette radio privée ?

"Je me sens responsable d’un éven­tuel échec sur Europe 1" 

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Confronté à la baisse des audiences de la station privée qui l'a recueilli après sa démission de France Inter, où il occupait la tranche horaire du 7/9 avec pour mission d'en "améliorer encore la vivacité et la réactivité", le présentateur d’Europe 1 s'interroge sur son avenir à la radio et répond sans détour. Car, dans 'C à vous' sur France 5, où il est chroniqueur, l'émission présentée par Anne-Élisabeth Lemoine fait de bonnes audiences. Mais, comme présentateur sur Europe 1 depuis la rentrée, l’audience n’est encore pas au rendez-vous, bien qu'il y ait retrouvé un 7/9h30.
 
Patrick Cohen est écouté par 3.000 personnes...

Il assure évidemment que l’intensité du plaisir qu'il a à faire ce métier à la radio ne dépend pas du nombre d'auditeurs, mais combien est-il payé pour fédérer aussi peu ? 
A votre arrivée sur Europe 1, vous avez expliqué avoir les mains libres. Cela vous rend-il plus responsable de la baisse des audiences? 
Oui, je me sens responsable d’un éventuel échec, mais aussi d’un éventuel succès si tout se passe, comme je l’espère, bien (sourire las).

Comment vivez-vous avec cette pression sur les épaules? 
Je n’ai jamais caché que c’était un pari. Certains ont voulu présenter mon transfert comme une sorte de parachutage doré. Or, il est évident qu’il y a surtout une prise de risques [laquelle ?], un challenge à relever [lequel] qui m’intéressait. Pour l’instant, ce n’est pas encore gagné, mais on travaille.
 
Ce retard à l’allumage, vous êtes en train de le corriger? 
La radio est une alchimie complexe. C’est une incarnation, une ambiance, une relation de confiance… Tout cela est long à construire. En renouvelant la grille, on a pu dérouter des auditeurs réguliers et faire quelques mauvais choix. J’ai peut-être reproduit ici mes réflexes d’"anchorman" [présentateur, tout bêtement, en français] de France Inter, en étant un peu trop en retrait. 
Nos réajustements de début janvier nous dynamisent. Je suis plus présent à l’antenne, notamment en présentant le journal de 8 heures. Et dans la préparation de la matinale avec cette rédaction de grande qualité, comme à l’antenne, je prends énormément de plaisir ! 

Ce lien de confiance, vous l’aviez avec les auditeurs de France Inter. Surpris que vos "fans" ne vous aient pas suivi sur Europe 1? 
L’identité des radios est plus forte que l’identité de leurs animateurs. Les auditeurs sont avant tout attachés à France Inter. Donc, avant d’être séduit par Patrick Cohen sur Europe 1, il faut être déçu par France Inter. Et quitter la radio à laquelle on est fidèle pour une que l’on connaît moins est très difficile.

Heureusement il y a 'C à vous', où les audiences sont au top sur France 5 et où vous n’avez pas de pression… Je vous interdis de dire qu’il n’y a pas de pression! La production et l’équipe autour de la table se la mettent tous les jours pour offrir les plus beaux plateaux et être au cœur de l’actualité. De 19 à 20 heures, nous sommes de loin le premier talk-show en audience. Ce qui est une vraie fierté pour toute l’équipe. 

A-t-on plus de chance de vous retrouver [comme rigolo] sur France 5 que [comme présentateur] sur Europe 1 en septembre? 
Ma volonté est d’être encore sur ces deux media à la rentrée. Ne pas me projeter vers la réussite du projet Europe 1 n’aurait pas de sens. On travaille, chaque jour dans le moindre détail pour enrichir et offrir la meilleure des matinales.

La personnalité du journaliste pose problème, pourquoi ne pas le dire ?

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Certes, la veulerie de son apparence physique devrait passer mieux à la radio ! Mais, thuriféraire de tous les pouvoirs de gauche, il a fini par se faire repérer, notamment en sortant de sa zone de confort sur Radio France. 

En mars 2013, au cours de l'émission ...C à Vous sur France 5, Cohen provoque une polémique lors d'un débat avec Frédéric Taddeï, entre journalistes de gauche. Il reproche en effet à l'animateur de Ce soir (ou jamais !) de donner la parole à ceux qu'il considère comme des "cerveaux malades", citant au passage quatre noms : Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral et Marc-Édouard Nabe. Son ostracisme inspire alors à Daniel Schneidermann dit même, traduisant la pensée de Patrick Cohen, qu' "ils ont contrevenu à un dogme" et analysant cette "liste noire", il juge que : "Se priver d’invités intéressants parce qu’on n’est pas d’accord avec eux est, pour un journaliste payé par le contribuable, une faute professionnelle. Et non seulement c’est indéfendable, mais c’est contre-productif." C'est, de son point de vue, passer à côté d'occasions de les combattre. Patrick Mandon, commentant la polémique, avance "le second métier de M. Cohen serait plutôt censeur des ondes officielles d’État"

L'association de critique des media Acrimed soulignera par la suite les contradictions et la "mauvaise foi" de Patrick Cohen, notamment lorsque celui-ci estime qu'il ne faut pas priver de parole Éric Zemmour car, selon Patrick Cohen, les téléspectateurs ne sont pas "des imbéciles" et sont "capables de faire la part des choses". Le sectaire avait viré, retenant la leçon de son totalitarisme précédent...

En décembre 2013, Dieudonné réagit au qualificatif de "cerveau malade" que Patrick Cohen lui avait décerné. L'humoriste antisémite commente : "Tu vois lui, si le vent tourne, je ne suis pas sûr qu'il ait le temps de faire ses valises. Moi, tu vois, quand je l'entends parler, Patrick Cohen, je me dis, tu vois, les chambres à gaz... Dommage !" Bien que l'écart de langage ait été suscité par une insulte, Radio France dépose aussitôt plainte, ces propos contribuant à l'extrême tension politique autour des activités de Dieudonné durant l'hiver 2013-2014.

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Le 10 mars 2015, pour montrer sa solidarité envers une autre ayatollah de la pensée dominante à France Inter, sa collègue Pascale Clark dont la carte de presse n'est pas renouvelée, dans un geste théâtral, Patrick Cohen déchire sa propre carte de presse en direct à l'antenne de France Inter, geste suscitant de nombreuses critiques et moqueriesTravaille-t-il depuis sans sa carte ?

Dans le direct de l'émission C à Vous du 13 mai 2015, Yann Moix déclare vouloir "crever l'abcès" face à Patrick Cohen : l'actuel chroniqueur azimuté d'On n'est pas couché, divertissement politique partisan sur France 2, reproche à Cohen d'avoir cherché à le faire licencier du Figaro où il était chroniqueur littéraire, par désaccord avec une chronique qu'il avait écrite. Moix déclare avoir pris connaissance d'un courriel, transféré par son rédacteur en chef et signé de Patrick Cohen, où cette demande de licenciement était explicite. Cohen se justifiant à l'antenne en réaffirmant son désaccord avec le contenu de la chronique, Moix déclare que le problème "n'est pas de dire ce qu'on pense mais de demander par derrière à ce qu'on vire quelqu'un" et que "la méthode qui consiste à dire devant tout le monde ce qu'on pense dans un journal est beaucoup plus acceptable". Patrick Cohen admet face à Yann Moix s'être adressé en privé au rédacteur en chef du Figaro, tout en niant avoir demandé un licenciement.


Au courant ou non des bassesses de ce fourbe, Cohen est grillé. 
Le public n'est pas "imbécile"... 

Traitement de choc pour la SNCF : un projet inquiète le monde du rail et ses usagers

Statut des cheminots, départs volontaires et fermeture de lignes jettent les cheminots sur les quais

Commandé par le Premier ministre Edouard Philippe à la demande de Macron, 
un rapport préconise plusieurs bouleversements à la SNCF

Résultat de recherche d'images pour "SNCF suppression petites lignes""La situation du transport ferroviaire est préoccupante" et Matignon a annoncé l'ouverture d'une "première phase de concertation" la semaine prochaine.  Les propositions choc présentées par l’ancien patron d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, homme de gauche, et remis jeudi à Edouard Philippe dresse un constat sévère sur l’état de la SNCF. 
"Le vieillissement du réseau n'explique pas tout, loin de là," selon le dossier de 127 pages. Il pointe du doigt la dérive des coûts, un financement du système ferroviaire "gravement déséquilibré" et plus généralement "l'absence de réelles incitations à l'efficacité"

Pour faire face à cet abandon, le rapporteur préconise 43 propositions, dont certaines seraient un électro-choc pour la SNCF et ses usagers
 
Parmi les mesures phares du rapport, on retrouve la modification du statut de la SNCF
D’établissement public à caractère industriel, il pourrait se transformer en sociétés anonymes à capitaux publics. Ce changement permettrait à SNCF Réseau d’éviter un dérapage de sa dette, actuellement estimée à environ 46 milliards d’euros et le rapport envisage que l’Etat puisse en reprendre une partie : les Français endosseraient cette charge
L’évolution vers une société anonyme permettrait également à SNCF Mobilité de s’ouvrir à la concurrence, ce qui devrait être possible pour les TER dès la fin 2019.
  
Audit des "petites lignes" 
Jean-Cyril Spinetta estime qu'il faut "recentrer le transport ferroviaire sur son domaine de pertinence", c'est-à-dire les transports du quotidien autour des agglomérations et les dessertes TGV entre les principales métropoles françaises.

Il encourage à un audit des "petites lignes" pour voir si certaines nécessitent d’être fermées. "Il paraît impensable de consacrer près de 2 milliards d’euros à seulement 2% des voyageurs, affirme le rapport. Le maintien des lignes héritées d’une époque où le transport ferroviaire était l’unique moyen de déplacement doit être revu.Le car, le scooter ou la voiture individuelle (malgré la suppression du gazole à prix abordable) pour les zones rurales et le train pour les urbains, sans discrimination évidemment des plus défavorisés par l'isolement et la désertification des campagnes.

Le rapport juge en revanche le réseau à grande vitesse "abouti". 
Selon Spinetta, la construction de nouvelles lignes "entraînerait le TGV au-delà de sa zone de pertinence économique". 

Fin du statut particulier des cheminots 
2016
Le rapport propose enfin un "nouveau contrat social" aux salariés de la SNCF, mais il mettrait fin à ce statut privilégié pour les nouveaux arrivants. C’est déjà la "solution" qui avait été retenue dans le passé pour Orange et La Poste. La direction d'Orange avait commencé par faire la "chasse" aux véhicules de fonction et de service. L'objectif était de mettre fin à ces avantages en nature à un moindre coût. La Banque Postale Financement profitait de 44 jours de vacances, de 7.275 euros de primes, d'une participation de l'employeur aux repas, d'une couverture sociale étendue et d'un bon comité d'entreprise. Et 36 heures de travail hebdomadaire...

Jean-Cyril Spinetta estime également que la SNCF devrait pouvoir "recourir pendant deux ans à la procédure des plans de départs volontaires", pour mettre fin aux "excédents d'effectifs qu'elle gère tant bien que mal" à la suite de changements d'activité et d'actions de modernisation. 

Matignon a réagi à ce rapport le qualifiant de "diagnostic complet et lucide". "Ces propositions doivent désormais faire l'objet d'un examen approfondi par le gouvernement et d'un dialogue avec l'ensemble des acteurs concernés", a-t-il ajouté. 
La semaine prochaine, la première phase de concertation réunira autour du Premier ministre et de la ministre des Transport, Elisabeth Borne, les représentants de la direction de la SNCF, des organisations syndicales, des régions, des représentants d'usagers, de l'établissement public de sécurité ferroviaire et de l'autorité de régulation. 

jeudi 15 février 2018

Libération reproche à Ebdo de fouiller "dans les slips du gouvernement"

Daniel Schneidermann, solidaire de Hulot et Darmanin contre la liberté d'informer

Résultat de recherche d'images pour "faveurs sexuelles"
Alors qu’«Ebdo» ambitionne de régénérer la pratique du journalisme, il fait sa Une sur une affaire de viol sans donner le contenu de la plainte ni la nature exacte des faits reprochés, dénonce Schneidermann, le 11 février dans Libération, à 18:16, en écho à Marlène Schiappa qui, le même jour, à 07:23 (mis à jour à 15:44), juge "irresponsable" l’article d'Ebdo sur Hulot. Voyons comment il charge son confrère, en dépit d'une solide tradition de solidarité professionnelle.

Dans les slips du gouvernement

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Il faudra s’y faire, la presse française scrute désormais sans complexe dans les slips du gouvernement. Et des pépinières des futurs gouvernements, que sont l’Unef, ou les jeunes socialistes. Après Gérald Darmanin, voici Nicolas Hulot.

Nouveau magazine qui souhaitait à l’origine produire une information différente, respectueuse, à l’écoute de ses lecteurs, dépouillée de toute sordide chasse aux scoops (un truc du siècle dernier, les scoops !) Ebdo s’y est mis comme les autres, dès son 5e numéro, faisant sa couverture avec une plainte pour viol contre Nicolas Hulot, plainte déposée en 2008 pour des faits remontant à 1997, et donc prescrite. Autrement dit, une affaire sur laquelle jamais la justice ne s’est prononcée, ni n’aura à se prononcer. [A Libération, le renouvellement des pratiques de la vie publique voulu par Macron n'est pas rétroactif et la transparence n'est que théorique. Les "détails crus" n'auraient pas fait peur au journal de Patrick Drahi. Mieux, Laurent Joffrin et Schneidermann les réclament]. 

Comme les autres ? Pas tout à fait. A la différence de tous les articles parus depuis l’affaire Weinstein dans la presse française, Ebdo n’a rien relaté des faits de viol reprochés à Nicolas Hulot. Ni l’identité de la plaignante, ni le contenu de la plainte, ni la nature exacte des faits reprochés, dont l’une des journalistes auteurs de l’enquête, Anne Jouan, a expliqué qu’il s’agissait «a minima d’une atteinte sexuelle», mais qu’elle-même n’en savait pas davantage, la victime n’ayant pas souhaité entrer dans «les détails crus». Autrement dit, on sait tout sur les souffrances morales ultérieures de la victime, sur les conséquences politiques de cette présumée affaire sur Hulot, mais rien sur l’essentiel : que s’est-il passé ? Et le journal nous dit implicitement qu’on peut s’en dispenser.

Peut-être les journalistes d’Ebdo bluffent-ils. Peut-être disposent-ils, eux, d’un récit circonstancié du viol allégué (suppute Libération]. Peut-être le réservent-ils pour entretenir le feuilleton la semaine prochaine [Un procès d'intention dont ils n'ont pas l'habitude de soupçonner Mediapart ni le Canard enchaîné]. En attendant, les lecteurs n’ont rien [merci de se soucier des "gens" !]. Le seul témoignage à visage (semi) découvert est celui du père de la victime, lequel n’a appris les faits qu’incidemment, et bien plus tard. C’est Balance ton rien. Ce trou noir est un bien étrange choix professionnel [une première ?]. Les atteintes sexuelles sont des actes de violence, et de domination. Le rôle de la presse consiste à les dénoncer. Mais comment les dénoncer, sans les raconter ?

Ce n’est pas facile. Quand il n’y a pas de procès-verbal [et pas de fuitage...], il s’agit de fouiller dans la matière humaine, au plus intime. Personne n’a envie de faire circuler ces récits traumatisants. Les victimes, souvent, n’ont aucune envie de raconter. Les journalistes ne prennent aucun plaisir à questionner [dont acte !]. Journaliste, on se retrouve en train de poser de détestables questions de policier [sic], ou de président d’assises. Vous étiez où ? Habillée comment ? Où a-t-il mis ses mains ? La droite, la gauche ? Quel pied vous a-t-il caressé en premier ? Et cette cicatrice à l’aine, de quel côté exactement [Libération reste visiblement traumatisé par les détails physiques livrés sur Tariq Ramadan, lors de l'enquête sur les viols dont il se serait rendu coupable] 
Si on y va, on y va franchement. On n’a pas davantage de raisons de se retenir que les grands ancêtres racontant naguère une exécution capitale, la vie sordide dans le bagne de Cayenne, ou les confrères d’aujourd’hui la déchirure anale d’une victime de violence policière [référence à l'affaire Théo dans laquelle l'enquête contredit les accusations de pénétration. Mais quand Libération dit vouloir y aller, il n'y va pas franchement]. Ce n’est pas du voyeurisme. Ce n’est pas culpabiliser la victime. C’est la base du métier. [Libération, donneur de leçons, pour ne pas changer !]

Mais voilà. Ebdo n’y est pas allé jusqu’au bout. Pourquoi ? Les journalistes ont expliqué se conformer aux souhaits de la victime. Douteux [suspicieux journalistes...]. Il était sans doute possible de donner des détails, sans mettre en danger son anonymat - anonymat que quelques autres médias ont taillé en pièces dans les heures suivantes [Le Point, notamment]. Sans doute faut-il chercher ailleurs les raisons. Quand elle a fondé Ebdo, son équipe a proclamé sa volonté de régénérer la pratique du journalisme, comme XXI en avait déjà fait la démonstration magistrale. On comprend clairement qu’ils ne se sont pas plongés de gaieté de cœur dans une affaire de viol ni, plus généralement, dans la nécessité de se salir les mains, pour doper les ventes [ils ne sont pas encore bénéficiaires d'aides de l'Etat: Libération est en revanche le 6e ou 7e plus gâté].

Soit dit en passant, aussi bien dans l’affaire Darmanin (profusion de détails dans le Monde) que dans l’affaire Hulot (aucun détail), le gouvernement s’est empressé de renouveler son soutien chaleureux aux mis en cause (avec ovation debout à l’Assemblée dans le cas Darmanin), ce qui montre clairement la limite du 4e pouvoir. [Et, soit dit en passant, Libération s'est placé, une fois de plus, du côté du manche]

«Fallait-il occulter cette histoire, interroge le patron du journal, Laurent Beccaria, au nom du rayonnement exceptionnel de Nicolas Hulot, animateur de télévision et inlassable militant d’une cause populaire [💓], devenu, en 2017, numéro 3 du gouvernement ?» Bien sûr que non. Ce n’est pas ainsi que la question se pose. Mais peut-être faut-il simplement qu’une histoire soit totalement racontée, ou tue.

Du verbe 'taire' et non pas 'tuer'...