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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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jeudi 21 septembre 2017

Un groupe anarchiste revendique l'incendie criminel de la caserne de Grenoble

Un groupuscule libertaire revendique l'incendie de la gendarmerie de Grenoble

D
es révolutionnaires avaient incendié 2.000 m2 de locaux et plusieurs véhicules de service

© Patrick Arnould
"Incendie A la gendarmerie de Grenoble", selon francetvinfo,
et non pas "incendie DE la gendarmerie...
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Ces "libertaires"  assument l’incendie criminel qui a ravagé la caserne de gendarmerie de Grenoble dans la nuit de mercredi 19 au jeudi, vers 3h30 du matin. Il a mobilisé une cinquantaine de soldats du feu et était complètement maîtrisé vers 06h45, a précisé la Préfecture.

Image associéeSur son site internet anarcho-libertaire, infolibertaire.net, déjà utilisé pour des faits similaires perpétrés à Limoges deux jours plus tôt, le mouvement se flatte de "l’incendie de six fourgons d’intervention et de deux camions de logistique," ainsi que du "garage et de l’entreprise sur plus de 1.500 m2".

Selon ces probables lecteurs de 'Charlie hebdo' ou du 'Canard enchaîné' et du site Mediapart, 
Résultat de recherche d'images pour "infolibertaire"ce crime serait une mesure de représailles légitime au procès qui se déroule actuellement au tribunal correctionnel de Paris où sont jugés neuf personnes poursuivies pour l’incendie d’un véhicule de police occupé par deux jeunes fonctionnaires de police, 
"Voiture de police 'en feu' " (et non pas incendiée, selon 2minutes),
quai de Valmy à Paris (10e), le 18 mai 2016

qui ont en outre été agressés à la barre de fer, le 30 mai 2016, à l’occasion d’une manifestation que la préfecture n’avait autorisé.
Lien PaSiDupes
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Lycéens

Le texte posté à la mi-journée sur le site en plusieurs langues 
indymedia.org 
(plateforme américaine de media alternatifs - anti-fasciste et anti-capitaliste - qui supporte actuellement environ 175 sites internet autonomes et révolutionnaires dans une soixantaine de pays) affirme que "cet acte s’inscrit dans une vague d’attaques de solidarité avec les personnes qui passent en procès ces jours-ci ".
Indymedia suscite des controverses en permanence. Ainsi, sur l'un de ses sites italiens, cette plateforme, financée notamment par le milliardaire George Soros, a diffusé en 2002 le texte de revendication des Nouvelles Brigades rouges à la suite de l'assassinat de Marco Biagi, tandis que des Indymedia français se sont fait l'écho de messages de soutien à Cesare Battisti. L'hommage à Joëlle Aubron, membre d'Action directe, condamnée en 1989 et décédée en 2006 après 19 ans de prison, a suscité une polémique.
En 2010, après la publication d'articles qualifiant les policiers français d' "assassins" et de "déchets" et comparant la police nationale à la Milice, les syndicats de policiers ont dénoncé la pratique du copwatching par leurs sites de Paris  et de ...Grenoble.
De nombreux activistes ont par ailleurs empêché l'ouverture du procès de leurs camarades mardi, avant de commencer mercredi.

Le "groupuscule" menace aussi de poursuivre ses actions violentes 

"Quelle que soit l’issue du procès, on continuera à s’en prendre à la police et à la justice. Notre hostilité est un feu qui se propage", écrit-il sur leur site.

Le ministre de l’Intérieur a exprimé "sa consternation et son indignation", jeudi matin, suite à l’incendie de l'établissement militaire - emblématique de la République - à Grenoble, ville dont le maire est un écologiste EELV. 
Pollution de l'air sur la ville écolo de Grenoble...

Gérard Collomb a assuré que "toutes les dispositions étaient prises pour que les véhicules et les matériels soient remplacés sans délai et que les unités de gendarmerie touchées par les destructions soient en mesure de remplir leur mission de protection".

Macron annonce la fin de toute complaisance en cas de violence dans la rue

Macron n'aura pas l'indulgence de Hollande pour les syndicats ?

Emmanuel Macron prend les devants, à la veille d‘une nouvelle journée de mobilisation contre sa réforme du droit du Travail

Le président a mis en garde les organisateursil n‘y aura aucune complaisance de l'Etat à l’égard de toute forme de violence dans la rue.
"Je respecte profondément tous celles et ceux qui expriment des désaccords", a-t-il assuré en préambule à sa menacemercredi soir, au cours d'une déclaration à la presse, en marge de l‘Assemblée générale de l‘ONU, à New York, alimentant la critique qui lui est faite à chaque fois qu'il aborde la politique intérieure depuis l'étranger en dépit de sa promesse de revenir à des pratiques plus saines. 

"Nous veillons que [en français d'un lauréat du concours général de français?] tous les désaccords dans notre pays puissent être exprimés de manière constitutionnelle", a-t-il souligné. 
"Je considère pour ma part que l‘action sur laquelle le gouvernement s‘est engagée est conforme aux engagements que j‘ai pu prendre".

Je souhaite qu‘il y ait le plus grand calme dans les jours qui viennent et il n‘y aura à l’égard de toute forme de violence et d‘extrémisme dans la rue aucune complaisance", a prévenu Emmanuel Macron. "Et je ne veux en rien confondre des activistes violents avec des femmes et des hommes qui expriment un désaccord légitime sur le projet du gouvernement". 
A noter qu'un "projet" de loi ne peut être que gouvernemental : si le Parlement était à l'origine, ce serait une "proposition"...

Une attaque des syndicats et partis de lutte 


La CGT et Solidaires appellent en effet à descendre 
dans la rue, ce jeudi 21 septembre, 
une semaine après une première manifestation contre la réforme, et deux jours avant le défilé de La France insoumise à Paris contre le "coup d‘Etat social".


La première journée de mobilisation 
contre ce texte phare du début du quinquennat d‘Emmanuel Macron - le 12 septembre - avait été émaillée d‘incidents, notamment à Paris et à Nantes, deux villes socialistes.

L
e 1er septembre, le président du groupe "Nouvelle Gauche" à l'Assemblée, Olivier Faure, avait annoncé que le Parti socialiste ne participerait pas aux rassemblements du 12 (ni du 23), mais... 

Quant au candidat fossoyeur du PS...

Et le socialiste Luc Carvounas, un proche de Claude Bartolone, qui, lors du conflit sur la loi El Khomri, dénonça la CGT, "caste gauchisée des privilégiés"...

mercredi 20 septembre 2017

A New-York, Macron s'en prend à une journaliste et fait des généralités contre la presse

Des media français "totalement narcissiques", selon Macron taclant une journaliste et la profession

Macron n'aime pas plus les journalistes que l'ensemble des Français


A une journaliste qui lui demandait pourquoi il avait choisi de s'exprimer d'abord sur la chaîne américaine CNN
plutôt que sur un média français, Emmanuel Macron a répondu sèchement mardi, pendant sa visite à New-York.
"Je vous remercie pour cette question de fond", a ironisé le président, lors d'une conférence de presse donnée après son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU.

"Peut-être parce que les media français s'intéressent trop à la communication et pas assez au contenu",
Who is Brigitte Macron? https://t.co/PwTb7C9ReH
Les media doivent cesser de
traumatiser
les Français(es)
 a accusé l'ingrat, alors que cette presse trouve jeunesse et grâce à son épouse sexagénaire flétrie et vulgaire.

Les media français sont "totalement narcissiques"

"Je m'exprimerai devant les media français, mais quand je vois le temps passé, depuis quatre mois, à ne commenter que mes silences et mes dires, je me dis que c'est un système totalement narcissique", a-t-il estimé.

Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron ONU""Je suis aux Nations unies et une journaliste a proposé de faire une interview sur ma politique diplomatique, je l'ai faite", s'est-il justifié. 
Jeu des erreurs
"J'ai donné plusieurs interviews [en français, des 'entretiens'] à des media français. Mais compte tenu de la gravité des sujets, parlons des défis de la planète et arrêtons de parler de manière circulaire de la communication", a-t-il conclu.

Dans cet entretien dont il se targue mardi avec  CNN International, il a répondu sur sa diplomatie mais aussi sur la grogne sociale en France et sa baisse dans les sondages, de même que sur le couple qu'il forme avec son épouse Brigitte. Autant de sujets qui l'ont irrité sans qu'il passe ses nerfs sur la presse américaine.

Monsieur 24% n'arrête pas de critiquer vertement la presse française

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Sur pilotis
Depuis son élection,  il fait son Mélenchon qui lui aussi refuse de répondre à certaines questions. 
Depuis quelques semaines, il s'exprime un peu plus dans les media, pour y faire de la pédagogie, puisque ses réformes passent mal. 
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Besoin d'assistance ?
Il accuse d'ailleurs les Français de ne rien comprendre : ce sont des "illettrés", des "fainéants" et des "cyniques"...

Paradoxalement, dans son discours à l'ONU, Emmanuel Macron a plaidé pour la liberté de la presse dans le monde et réclamé la nomination d'un représentant des Nations unies chargé de la défendre. "J'appelle à la désignation d'un représentant spécial des Nations unies pour la protection des journalistes dans le monde [à commencer par la France ?] car rien ne saurait justifier la réduction de la liberté de la presse", a-t-il déclaré, pompeux poncif.
Narcisse n'a plus qu'à se regarder dans la glace et à montrer l'exemple... 

Rhône : on recherche une députée LREM fantôme

Après les coups de casques assénés par un élu macronien 'déséquilibré" sur un socialiste, une "fake news" ?

Les électeurs de la 5eme circonscription du Rhône sont en colère


Austère chignon, le temps de la photo
auprès de son gourou
Ils sont sans nouvelle de leur députée, Blandine Brocard, 35 ans, élue à la surprise générale, en juin dernier, face au député LR sortant, révèle LyonMag. Wauquiez l'a-t-il enlevée pendant son jogging ?

Trois actes de présence à l'Assemblée, entre le 11 et le 27 juillet... 
On a perdu de vue cette juriste et ancienne adjointe aux sports et aux ...loisirs de la commune de Saint-Germain-au-Mont-d’Or (3.100 habitants), dans le Rhône. 

N'allez surtout pas croire que c'est une "fainéante"...
Sa famille n'a pas réclamé cette adjointe de mairie, membre d'une association des maires ruraux de France, et pourtant, elle est mariée et mère de trois enfants. Sa candidature avait été poussée par Renaud George, le maire de Saint-Germain-au-Mont-d’Or, allié de Gérard Collomb. 
"Je sais ce que ça veut dire de s’engager pour les autres, œuvrer pour l’intérêt général, faire qu’on vive bien, ensemble", affirmait la candidate. Elle s'est d'ailleurs démultipliée en affichant ses valeurs à grand renfort de ...hashtags sur Twitter : #CulturePourTous #Parité #Egalité #Fraternité #VivreEnsemble #Dialogue #Solidarité. Et ça marche, le populisme !

"Je ne ferai pas l'erreur d'être déconnectée des réalités,"  affirmait Blandine Brocard en campagne dans Le Progrès. 
Un article du site d'actualités locales Lyonmag a compilé les plaintes de ses électeurs. "Personne n’a vu Blandine depuis trois mois ; elle ne répond pas aux mails, elle n’a ni collaborateur ni permanence sur le terrain", note un marcheur interviewé par le média régional. Mangé par les lions ?


On rapporte toutefois qu'un quidam dit qu'un inconnu pense l'avoir reconnue à une réunion dans la ville de Caluire, le 10 septembre.

Cette défection et ce silence seraient-ils dus à son assiduité au Palais Bourbon ?

Selon le site "nosdeputes.fr", la députée de la 5e circonscription du Rhône se fait très ...discrète également en commission (des Affaires étrangères : son goût des voyages aux longs cours ?) et à l'Assemblée (Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes : pour combattre le harcèlement dont souffrent les femmes, elle travaille  à l'élargissement des trottoirs ). 



Est-ce à dire que cette élue au double visage a aussi séché le séminaire de mise au pli des députés ? 

Une conception agressive du mandat de député



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Elue en tenue, elle aussi, vaporeuse
Blandine Brocard est ...apparue et se révèle mordante sur les réseaux sociaux qui l'ont interpellée. 
"Rassurez-vous, beaucoup de choses sont en préparation, et c'est sur ces choses-là que nous travaillons avec mon équipe, quand l'agenda parlementaire nous en laisse le temps. Je ne fais pas d'effets de manche; ce n'est pas mon 'style', mais quand il faudra mordre, je mordrai, soyez-en certain", a-t-elle écrit sur son compte Facebook.
Les morsures, dans le Rhône, ils en redemandent...
Image associée
Les électeurs doivent-ils se rassurer d'avoir retrouvé la trace de leur députée ? Si, à la faveur des vacances estivales, leur députée en marche n'est pas en stationnement prolongé sur une plage ensoleillée, ses électeurs attendent toujours de pouvoir dialoguer avec leur représentante fantôme.
Après minuit seulement ?

mardi 19 septembre 2017

LREM adopte le style arrogant des cadres supérieurs d'entreprise au CAC 40

Macron impose des séances de 'team-building' à ses député(e)s

Pédant et arrogant,
le chef de l'Etat se prend pour un grand patron de multinationale et veut transformer la France en entreprise à l' américaine


Les députés LREM se retrouvent en séminaire lundi et mardi
Le nombre n'est pas une garantie de qualité
Humilié par les couacs et bourdes en rafales de ses bleus à l'Assemblée nationale, Macron veut prévenir les nouveaux errements de ses recrues, prétentieuses  mais incompétentes. Toujours pas jugés aptes, quatre mois plus tard, à suivre un 'colloque', les 314 députés LREM ont été convoqués en stage de formation initiale, pompeusement qualifié de 'séminaire'. Pendant deux jours, lundi et mardi, les élus de la majorité présidentielle, avec 75% de néophytes, ont été parqués aux Docks d'Aubervilliers en ...Seine-Saint-Denis.

Le parti du président a fait appel à un directeur de communication et à plusieurs spécialistes du management collectif pour renforcer la cohésion du groupe. A ce titre, ce "séminaire de cohésion" s’inspira directement des techniques de management entrepreneurial.



S'ils reconnaissent qu'ils ont besoin d'apprendre, leur patron Richard Ferrand, nie en revanche, non seulement ses mauvaises pratiques éthiques personnelles, mais aussi s'être laissé tromper par les grands airs de ses cadets. Critiqué pour son absence dans le débat politique et à l'Assemblée pour guider ces ignorants aux dents longues, il est également dans le déni des débuts catastrophiques des petits nouveaux qui n'ont pas craint un seul instant de s'improviser  président(e)s de séance, livré(e)s à eux-mêmes et ridicules au perchoir. "Nous estimons que le travail accompli pendant la session extraordinaire démontre que nous sommes en capacité d'agir. Le but, c'est que nous nous connaissions mieux", a commenté le chef du groupe de la majorité présidentielle... désigné par l'Elysée.

Ce tweet du président de l'Assemblée en dit déjà long sur le déphasage du souverain républicain :
Autre mauvais signal envoyé au peuple, dès la rentrée, c'est le jargon employé n'a pas manqué de choquer les 'vrais gens' que les américanismes rebutent et humilient, tant il est vrai que le 'team-building' (le 'développement de l'esprit d'équipe' n'est pas une terminologie assez 'glamour' pour un fan de Californie, en semaine, et de Las Vegas, en fin de semaine) ou le 'co-working' fait d'eux des étrangers dans leur propre pays.

Et puis,
autre erreur psychologique des parvenus au pouvoir, l'imitation des méthodes apparues Outre-Atlantique il y a maintes et maintes années, leur apparaît pour ce qu'elle est, une incohérence d'en haut où on prétend ringardiser l'"ancien monde" en bâtissant celui "de demain", avec de vieilles recettes.

Les députés LREM doivent revoir leur comportements et leur discours.
 

Après les cafouillages à répétition lors de leurs premières séances à l'Assemblée nationale, des "anciens" de la politique, tel le grâcieux Olivier Dussopt, lui-même ex-jeune du Palais Bourbon, étaient justifiés à  dénoncer le manque d'expérience de la nouvelle majorité et des ...flottements. Les impatiences d'un Dussopt ne s'expliquèrent pourtant pas temps par son expérience d'apparatchik et de professionnel de la politique que par son opposition de socialiste (Nouvelle Gauche) à la majorité...

VOIR et ENTENDRE l'étendue de l'inconscience des nouveaux venus sur leur niveau réel d'incompétence : 
video

Félicitations aux électeurs de la Vienne et aux "Jeunes avec Macron" : le député Sacha Houlié (LREM) décrochera le pompon en n'hésitant pas à trouver à sa convenance la manière dont sont menés les débats : si le qualificatif de "crevure" est peut-être excessif, celui de "godillot" n'est pas inapproprié.

Or, le jeune banquier a fait campagne sur sa volonté de renouveler la classe politique du pays notamment en ouvrant davantage d'espace aux acteurs de la société civile. Un rêve de débutant qui a gravement sous-estimé les dommages prévisibles sur l'image et la qualité du travail de l'institution causés par leur impréparation à des tâches spécifiques requérant des connaissances et des aptitudes particulières: certes, la faillite de l'Etat est inconcevable, mais la France n'est pas une start-up qu'on peut lancer avec des aides et qu'on puisse fermer avec des pertes. 

L'aveu d'un assemblage hétéroclite

Aussi, pour adapter au mieux les députés de sa majorité au milieu et à leur mission, Emmanuel Macron a pris les grands moyens,  leur imposant à tous des séances de 'team-building', une mise sous perfusion autoritaire des élus aux codes de l'entreprise. Au programme, une première journée presque entièrement dévolue au 'co-working", soit, en français prosaïque et ringard, du "travail en équipe", clame les snobs du groupe parlementaire.

"Se rencontrer et commencer à construire une aspiration de groupe", se gargarisent-ils, clairement déficients dans ces domaines. Leurs électeurs savent-ils en outre qu'ils en sont encore à s'interroger sur "mon rôle et mon ambition de député LREM" ?…

Les intitulés des débats sont des copiés-collés de séances de team building en entreprise, et LREM assume, non sans vanité, comme il assume ses plagiats du logo de JO-Paris 2024 ou l'imitation servile d'un artiste italien à l'occasion des Journées du patrimoine à l'Elysée. 
"Il faut des moments de cohésion", explique Hervé Berville, d'origine rwandaise, député  des Côtes-d'Armor et porte-parole du groupe parlementaire, avouant, en creux, un déficit paralysant l'activité parlementaire. 
Et comme dans les séminaires d'entreprise, les députés seront conviés en fin de journée à un apéritif, puis un dîner, avec la présence physique d'Édouard Philippe et de l'ensemble du gouvernement, et une soirée festive.
 
Des ateliers de ré-éducation et de formatage de godillots

La reconversion des entrepreneurs en députés a fait apparaître en effet un fort besoin de préparation des plus éloignés de la chose publique  aux us et coutumes du Palais-Bourbon, en sorte de ne pas renouveler les dérapages en séance.  

La seconde journée sera réservée à l'initiation au travail parlementaire, notamment sur les textes de loi que l'Assemblée nationale examinera prochainement et dont ils devront à leur tour faire la pédagogie et la promotion. Emmanuel Macron a promis aux Français de réformer la France et de la réformer vite. Or, les sujets sont lourds : projet de loi antiterroriste, projet de loi de finances 2018, financement de la Sécurité sociale…

Vademecum et prémâchage
Il est urgent de rendre puceaux et pucelles opérationnels. 
Macron redoute que ses députés ne maîtrisent pas les règles parlementaires incontournables  (dont ils s'étaient affranchis par ignorance, autant que par arrogance juvénile entretenue par les nouveaux-venus aux manettes), pour faire adopter les textes de la majorité sans douleur, ni accrocs. 
Finis les balbutiements et les plantages ? 
Des ateliers par groupe visent à la parade, "Comment être meilleur sur un dépôt d'amendement", par exemple, et à permettront donc de travailler à l'amélioration des techniques parlementaires. Leur arrogance initiale ne les a donc pas quittés, puisque les apprentis prétendent toujours changer le monde, avant même d'en connaître les arcanes.

Ces "green horns" 😉 ne se sont pas montrés à la hauteur de leurs prétentions.
Richard Ferrand avait brûlé les étapes en les jugeant sur leur bonne mine et leur faconde.  Or, ils ont besoin d'une formation intensive d'urgence. "Ces deux jours ensemble vont contribuer à construire une culture commune et à nous saisir en profondeur des grands textes au programme", affirme-t-il à l'hebdomadaire. Tout était ainsi à faire...

Les difficultés de macroniens au "vivre ensemble" à l'Assemblée.

En permanence sous pression, François Ruffin (LFI) implose : "On est dans Le Parrain ou on est dans une commission d'audition à l'Assemblée nationale ?" L'élu se scandalise de la désinvolture et surtout du refus de répondre de Maxence Bigard... qui ne digne pas répondre quand on l'interroge. Le député PS Dominique Potier appuie son collègue - "La civilité des réponses, dans une commission des Affaires économiques, j'ai cinq ans de retour, c'est la première fois que je vois cette attitude !". Las, le cadre du géant de la viande demeure insolemment muet.

VOIR et ENTENDRE l'exaspération des représentants de la nation en commission parlementaire où les élus du parti du président ne parviennent pas à se faire respecter, comme ce fut le cas par Maxence Bigard :

Les oppositions de droite comme de gauche soupçonnent Emmanuel Macron de vouloir recadrer sa majorité 


Du côté du groupe LREM, on se veut confiant, le maître-mot actuel, alors que les sondés successifs lui retirent leur confiance
à l'approche d'une fin d'année parlementaire qui promet d'être mouvementée. "On est perfectible (…), mais ce séminaire n'est en aucun cas un recadrage. Plutôt une montée en puissance", se défend Hervé Berville.

A l'issue du séminaire gouvernemental lundi à l'Élysée, Emmanuel Macron a adressé à ses jeunes recrues un message d'encouragement à se mettre en ordre de bataille pour mieux défendre la "cohérence" des réformes. "Le président nous a encouragés à être pédagogues, à être clairs, à donner du sens à ce que nous faisons", a résumé le premier ministre Édouard Philippe. A preuve qu'étaient donc très justifiées les critiques de l'opposition qui a jusqu'ici recherché cette cohérence et ce sens dans l'action gouvernementale.

"Il est évident qu'en matière d'explications, de pédagogie, de débats, on n'en fait jamais assez", a-t-il insisté, alors qu'ont émergé de leur flou les cinq ordonnances sur la réforme du droit du travail, premier grand chantier social du quinquennat Macron. Les grands et petits entrepreneurs de la Macronie sont donc mobilisés, piétaille y compris, après un été marqué par une communication déficiente qui a tendu à l'opposition les bâtons pour se faire battre, par exemple quand il s'est agi de riposter à la baisse des APL, et bientôt aux sénatoriales.
Pas plus que le trouble Richard Ferrand, l'incertain Edouard Philippe n'est lui-même exempt de tout reproche, après une rentrée médiatique jugée décevante par plusieurs députés de La République en marche, car brouillonne. 

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Vers un prochain "séminaire" à l'attention des membres du gouvernement ? 

Souffrant également d'inexpérience politique, certains ministres sont dans le collimateur de la paire exécutive, lui-même peu aguerri : Philippe n'a jamais été ministre et le banquier Macron n'a que deux ans de pratique.  
Il n'empêche que le président, contesté dans les sondages de confiance et dans les manifestations syndicales de rue il y a d'abord l'incapacité de  et parlementaires à inscrire des réformes prises isolément dans "le dispositif global" du programme présidentiel, dixit un député de la majorité. "Ce que nous voulons, c'est que les Français comprennent pleinement, pour ensuite juger, la totalité de ce que nous voulons faire, la cohérence, le sens", a abondé le Premier ministre lundi. 
Non seulement les Français sont des "fainéants", mais ils sont lents à comprendre...

Suppression du crédit d’impôt sur les travaux de rénovation énergétique

Le crédit d’impôt sur les travaux de rénovation énergétique sera remplacé par une prime en 2019 

Le Crédit d’Impôt Transition Energétique (CITE) se transforme en prime versée dès que les travaux seront achevés, à partir de 2019

Le ministre de la transition écologique et solidaire applique ainsi la promesse de campagne de campagne d'Emmanuel Macron concernant la rénovation énergétique. Nicolas Hulot (ci-contre, à gauche ?) veut éviter le décalage actuel qui aboutit à un crédit d’impôt souvent perçu longtemps après les travaux. 
Aujourd’hui, pour des travaux éligibles au CITE réalisés au printemps 2017, comme la pose de double-vitrage ou l’isolation d’une toiture, leur montant sera déclaré au printemps 2018 sur sa feuille d’impôt. Il faut donc attendre au moins un an pour bénéficier de la réduction d’impôt qui concernera l’impôt payé en 2018. Il s’agit donc surtout de mieux coller aux besoins des ménages aux ressources modestes.

D’ici à la mise en place de cette prime en 2019, le ministre précise que le CITE sera reconduit mais avec un périmètre adapté.  

Conditions à la réduction d’impôt de 30% 

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Ce dispositif permet actuellement de déduire de ses impôts 30% des dépenses d’équipements et/ou de main d’œuvre pour certains travaux de rénovation énergétique tels que l’isolation, le changement de fenêtres ou de volets. 

Pour bénéficier de cette aide, vous devez recourir à des professionnels reconnus garants de l’environnement (RGE). 

Le logement concerné par les travaux doit constituer votre habitation principale et être achevé depuis plus de 2 ans. 

Chaudière au fioul Nicolas Hulot évoque aussi une nouvelle aide pouvant aller jusqu’à 3 000 euros pour les ménages aux moyens les plus modestes qui veulent changer une chaudière au fioul très polluante pour un système de chauffage fonctionnant avec des énergies renouvelables comme le bois ou les pompes à chaleur. 

Jusqu’à 16.000 € pour un couple 

Le crédit d’impôt est plafonné à 8.000 € pour une personne seule et à 16.000 € pour un couple soumis à imposition commune.
 
Cette somme est majorée de 400 € par personne à charge (200 € par enfant en résidence alternée). Les montants sont à renseigner lors de sa déclaration de revenus sur le formulaire 2042 RICI.