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mercredi 25 avril 2018

Pour Darmanin, une bonne grosse taxe vaut mieux que plusieurs petites

Le ministre de Macron promet de supprimer des taxes à faible rendement

Gérald Darmanin a promis mercredi de supprimer des "taxes à faible rendement"

Dans le cadre du projet de loi de Finances 2019 qui sera présenté en septembre, le ministre de l'Action et des Comptes publics a annoncé : "Je vais proposer au Premier ministre de mettre 200 millions d'euros, peut-être un peu plus, dans le budget de 2019 pour supprimer des petites taxes parce que nous avons beaucoup de petites taxes aujourd'hui qui handicapent la vie française", a expliqué Gérald Darmanin, ce mercredi 25 avril à France info, citant l'exemple de la taxe sur les farines comme exemple de cette "complexité (...) un peu absurde".

"Il y a un moratoire qui a été décidé en conseil des ministres" et qui stipule que "toute nouvelle taxe qui ne recevrait pas 150 millions d'euros au moins de recettes ne pourra pas voir le jour", a-t-il par ailleurs rappelé. Selon le journal Le Monde, ces suppressions de petites taxes devraient faire partie des préconisations du Comité action publique 2022 (CAP 2022), qui travaille actuellement sur des idées de réformes pour rendre l'État plus efficace.


Réduire la complexité du système fiscal français

Ces petites taxes, parfois incongrues - comme la "taxe ski de fond", servant à financer les sports nordiques, ou la "taxe pylônes", versée par EDF aux communes défigurées par des installations électriques - font l'objet de critiques récurrentes, étant accusées d'accroître la complexité du système fiscal français.

Conscient du problème, François Hollande avait annoncé en 2013 une "remise à plat" de la fiscalité. "Le système fiscal est devenu très complexe, quasiment illisible et les Français, trop souvent, ne comprennent plus sa logique", avait reconnu son Premier ministre de l'époque, Jean-Marc Ayrault.

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Aidons les harceleurs et violeurs !
Dans un rapport remis au gouvernement, l'Inspection générale des Finances (IGF) avait alors recommandé de supprimer entre 90 et 120 petites taxes, pour concentrer "le financement des acteurs publics sur un nombre limité de grandes impositions". Mais cette "remise à plat" n'a pas eu lieu, seules une quinzaine de taxes ayant été supprimées entre 2014 et 2017, selon l'Observatoire des politiques budgétaires et fiscales du cabinet EY, qui fait état de 10 taxes nouvelles créées sur cette période.

"Il n'y aura pas de taxe mégots" en plus de la taxe sur le tabac

Comme Emmanuel Macron l'a assuré sur BFMTV et Mediapart le 15 avril, aucun nouvel impôt ne sera créé durant le quinquennat. Le ministre a également assuré qu'"il n'y aura pas de taxe mégots (...) ni pour les consommateurs, ni en répercussion sur le prix du tabac", contredisant les déclarations Brune Poirson faites mardi par la secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.


Selon Gérald Darmanin,
une contribution pour financer le recyclage des mégots est pourtant bien à l'étude mais elle ne touchera pas directement les consommateurs : "Ce que nous allons mettre en place avec le ministère de l'Écologie, et avec Brune Poirson en particulier, c'est travailler sur la filière (sur le) principe du pollueur-payeur, mais ce ne sont pas les Français qui vont payer une taxe sur les mégots".

Macron négligé se fait tendrement épingler par Trump

Donald époussette les pellicules sur l'épaule d'Emmanuel 

Brigitte encaisse mal la réprimande moqueuse 

Emmanuel se fait bizuter par Donald dès sa première sortie officielle.
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Après la bise d'Emmanuel Macron qui a choqué les journalistes américains
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Donald Trump s'est pris au jeu du harcèlement viril des cadets réservé aux vestiaires de football américain : l'oncle Trump s'est laissé aller à une petite brimade, un geste paternel, selon l'opposition républicaine, mais paternaliste, selon la gauche radicale.
Une idylle dont la presse spécialisée saura mieux rendre compte que ce blog.



Les tapes dans le dos, les déambulations main dans la main, les bises et les câlins se sont multipliés, mardi 24 avril, au deuxième jour de la visite d'État d'Emmanuel Macron aux États-Unis, provoquant des interrogations chez les uns, mais un malaise chez les autres. 

Ce copinage ambigu a atteint son paroxysme avec l'humiliation de Macron (et Mamie Brigitte) quand Donald Trump a balayé les "pellicules" sur l'épaule du p'tit Manu, en plein bureau ovale de la Maison Blanche, sous les caméras du monde entier.
Donald Trump s'est livré à cet ajustement juste avant la pose des deux dirigeants devant les photographes de presse. Macron a semblé quelque peu gêné par ce moment d'intimité.

"Nous avons une relation très privilégiée; d'ailleurs je vais retirer ces quelques pellicules", a lâché le président américain, en passant une main attentionnée sur l'épaule d'Emmanuel Macron. Imagine-t-on cette attitude avec le président chinois ? Voilà le Nord-Coréen prévenu...
"Nous devons le rendre impeccable; il est impeccable", a commenté, rigolard, Donald Trump. "C'est un grand honneur et nous avons vraiment cette relation spéciale", avait-il assuré quelques instants plus tôt. 
De quoi faire jaser, en Iran et ailleurs ?

Nouvel impôt : Près de deux Français sur trois contre une 2e journée de solidarité

Pas d'impôt nouveau, promesse de campagne non tenue de Macron !

Près de deux Français sur trois contre une 2e journée de solidarité 

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Seulement 32% des personnes interrogées se disent favorables à un jour férié transformé en nouvelle journée travaillée mais non payée aux salariés, tandis que 3% ne se prononcent pas. Près de deux Français sur trois (65%) se disent opposés à la création d'une deuxième journée de solidarité pour financer les besoins en matière de dépendance, selon un sondage OpinionWay et ComdataGroup pour Les Echos et Radio Classique (appartenant l'un et l'autre au groupe Les Echos-Le Parisien,filiale de LVMH), publié lundi. 

Le président Emmanuel Macron et sa ministre de la Santé Agnès Buzyn ont évoqué  cette hypothèse d'une deuxième jour de solidarité - et puis une troisième ? - après celle instaurée en 2004, comme piste, parmi d'autres, pour financer la prise en charge de la dépendance. 

La dépendance est pourtant une préoccupation majeure des Français, selon la même étude

Une majorité (55% des personnes interrogées) se dit  pourtant favorable à ce que l'Etat rende l'assurance dépendance obligatoire, comme c'est le cas pour l'assurance automobile et l'assurance habitation, contre 43% qui y sont opposés. 
Mieux, 64% des personnes interrogées se disent préoccupées par l'éventualité d'une situation de dépendance, pour elles-mêmes ou l'un de leurs proches. 
87% estiment justifiés les mouvements de protestation du personnel dans certains établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), seulement 10% ne les jugeant pas justifiés et 3% ne se prononçant pas. 

59% jugent "tout à fait prioritaire" la prise en charge de la dépendance des personnes âgées par la Sécurité sociale demain, tandis que 34% la qualifient d'"importante mais pas prioritaire". Seules 4% qualifient de "secondaire" cette prise en charge. 
61% estiment que l'Etat doit prendre en charge "toutes les personnes concernées", contre 36% qui estiment qu'il doit prendre en charge "uniquement les personnes qui en ont le plus besoin". 

Sondage réalisé en ligne les 18 et 19 avril, auprès d'un échantillon représentatif de 1.024 personnes (méthode des quotas).

mardi 24 avril 2018

Jawad Bendaoud de nouveau en garde à vue

En France, les attentats islamistes passent plus facilement que le terrorisme domestique 

Relaxé en février dernier pour "recel de malfaiteurs terroristes", le "logeur de Daech" est soupçonné d'avoir proféré des menaces de mort contre son ex-conjointe. 

Le logeur de deux djihadistes des attentats du 13 Novembre en France est actuellement entendu par les policiers du commissariat de Saint-Denis. Ils l'ont placé en garde à vue pour menaces de mort sur son ex-compagne, des faits remontant à mars 2018.

Papa d'un petit garçon de 8 ans, Adam, le petit caïd surnommé '666', le nombre de la 'Bête de l'Apocalypse', avait pourtant précisé durant son procès être également très proche de la fille handicapée de sa compagne, Laura. 

"J'ai envie de faire plein de conneries, mais faut pas", confiait-il il y a deux semaines au quotidien Libération.   (Seine-Saint-Denis). Jawad Bendaoud a été arrêté lors de l'assaut du 18 novembre 2015, durant lequel le Raid et la BRI ont investi le 48, rue de la République à Saint-Denis. Dans cet immeuble s'étaient retranchés le cerveau présumé des attentats du 13 novembre, Abdelhamid Abaaoud, sa cousine Hasna Aït Boulahcen et Chakib Akrouh. Tous les trois ont été tués dans la nuit.

Epilogue inattendu au Palais de justice de Paris, hier soir

Jawad Bendaoud a été mis en examen pour "recel de malfaiteurs terroristes" et son procès s'est ouvert le 24 janvier 2018 devant la XVIe chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Au terme de 3 semaines de procès, à la surprise générale, le tribunal correctionnel  de Paris avait décidé de relaxer Jaouad Bendaoud, en février dernier, malgré ses déclarations décalées face à la gravité du sujet. Au lendemain du jugement, ses avocats Me Xavier Nogueras et Marie-Pompéi Cullin avaient déclaré au micro d'Europe 1 à propos du trentenaire: "On a beaucoup discuté avec sa famille, on est tous en attente de jours meilleurs le concernant. On espère qu'il va se prendre en main."

Le Parquet avait aussitôt fait appel du jugement.
Alors que son procès en appel doit se tenir le 21 novembre 2018, il vient d'être placé en garde à vue ce 24 avril 2018 et doit être jugé ce mercredi en comparution immédiate au tribunal de Bobigny.
Celui qui assurait ne plus supporter la médiatisation a par ailleurs annoncé à Libération être à la recherche d'un auteur pour écrire sa biographie... Un projet bien éloigné d'une diète médiatique.

Depuis sa remise en liberté,
il avait trouvé une oreille compatissante auprès de Libération auquel l'individu s'était plaint que sa vie était "foutue".

Griveaux tente de débaucher des cheminots

Le porte-parole du gouvernement a appelé l'intersyndicale SNCF à "regagner" mercredi la table des négociations

Fébrile, Griveaux les appelle à "utiliser toutes les heures disponibles" 

Négociation gouvernementale : "cause toujours !"
"Demain, c'est le dernier moment où vous allez pouvoir (vous) rencontrer pour fermer ce cycle de discussions", a lancé, mardi 24, le porte-parole sur CNews, à la veille  de la dernière réunion au ministère de la première phase des discussions sur la réforme .
"Je les invite à pouvoir regagner la table. Il reste deux jours, utilisons la totalité des heures disponibles", a-t-il lancé, estimant que les discussions avaient permis jusqu'ici des avancées "sur les modalités d'ouverture à la concurrence" et "sur les garanties sociales".

L'intersyndicale CGT-Unsa-SUD-CFDT a suspendu jeudi sa participation à la concertation avec la ministre des Transports Elisabeth Borne.
Elle avait demandé - sen vain - à être reçue par Edouard Philippe, "puisque, semble-t-il, c'est lui qui prend toutes les décisions", avait polémiqué Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.
"Ils ne peuvent pas dire qu'elle [Elisabeth Borne] n'a pas de pouvoir d'un côté et contester le fait que nous avancions trop vite de l'autre", a répliqué B. Griveaux.

L'intersyndicale doit se réunir mardi pour étudier la suite du mouvement, dont une prolongation au-delà de juin a été évoquée.

Macron ne négocie pas : sa majorité impose

"La loi a été votée à l'Assemblée nationale (...) avec une majorité écrasante", a insisté le porte-parole. En première lecture, l'Assemblée nationale a adopté  le 17 avril le projet de loi par 454 voix contre 80. Celui-ci doit désormais être examiné par le Sénat.

"Regrettons qu'ils (les syndicats) n'y aillent pas (à la réunion de mercredi), mais il y a d'autres sujets qui seront demain à l'agenda, qui seront les questions par exemple de la dette, du projet de l'entreprise, (...) les conventions de branche", a-t-il également rappelé.

L'Etat s'est engagé à reprendre progressivement, à partir du 1er janvier 2020, une partie "substantielle" de la dette de SNCF Réseau, qui était de 46,6 milliards d'euros fin 2017 et continue de s'alourdir. Au nom de l'Etat, et non pas en celui des Français qui l'ont élue, la majorité présidentielle se prépare à imposer ce nouveau fardeau aux contribuables, soit seulement quelque 50% de Français.

Les dirigeants du groupe public doivent présenter d'ici l'été un "projet stratégique", et la convention collective fait l'objet de négociations entre l'Union des transports publics (UTP) - l'organisation professionnelle du secteur - et les syndicats.

Un collège en hommage à Arnaud Beltrame : des parents d'élèves préfèrent la polémique, dans les Alpes-Maritimes

Dans le même temps, un lycée de la région lyonnaise vient d'être baptisé Arnaud Beltrame.

Une belle âme

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Un collectif de parents d'élèves de Pégomas, près de Cannes, refuse que le futur collège de la commune porte le nom du gendarme assassiné, lors de l'attaque du supermarché de Trèbes, le 23 mars dernier dans l'Aude, pour des raisons de sécurité, selon Nice Matin.

Ce groupe de belles âmes des Alpes-Maritimes ne souhaite pas que leurs enfants aient l'exemple de ce héros
qui donna sa vie pour sauver une femme prise en otage par un terroriste. "Au-delà de l'émotion que l'acte de sacrifice de ce gendarme suscite, le collège de Pégomas, avec cette identité, devient potentiellement une cible à des attaques criminelles", expliquent cette minorité de parents d'élèves dans les colonnes de Nice Matin, mardi 24 avril. 

"Angoissant"

La Fédération d'appartenance de ces parents d'élèves n'est pas précisée.
"Ce choix est angoissant, symbolique de la mort d'un homme dans un contexte de menace terroriste. Les enfants de 10 à 14 ans ont le droit d'étudier et de grandir sans ce poids permanent sur les épaules", insistent-ils. "L'Histoire compte beaucoup d'autres héros reconnus comme des modèles possibles pour la jeunesse. Le nom d'un établissement scolaire ne doit pas être choisi dans l'immédiateté de l'émotion et de l'actualité, argumentent-ils. Nous souhaiterions que le nom de 'collège Rosa Centifolia' ou 'collège Rose de mai'  - des noms de roses (hybrides...) - puisse faire l'objet d'une étude." Le collectif des parents d'élèves a demandé à être reçu par le Conseil départemental de droite.

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Il semble, en vérité, que les contestataires ne souhaitent pas rappeler ce fait de barbarie à une certaine portion de la population scolaire, si française soit-elle, par ailleurs et en même temps.

Zinédine Zidane a résidé à Pégomas lorsqu'il était au centre de formation de l'A.S Cannes : il vivait dans une famille d'accueil de 13 à 15 ans, alors qu'il avait l'âge d'aller au collège. En 2007, un parking près du château porte en revanche son nom. L'image du coup de boule de Zidane sur Materazzi n'a pas ébranlé ces parents d'élèves-là.

Un lycée Arnaud Beltrame près de Lyon

Dans le même temps, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a annoncé lundi la construction d'un nouveau lycée à Meyzieu, près de Lyon, qui portera lui aussi le nom d'Arnaud Beltrame. 

Le colonel Beltrame, 44 ans, avait été mortellement blessé au cou par Radouane Lakdim, dans le magasin Super U de Trèbes, après s'être substitué à une otage. Un hommage national lui avait été rendu aux Invalides. 

A Pau, le conseil municipal a voté en faveur d'une proposition du maire François Bayrou (MoDem) de baptiser une rue de la ville au nom d'Arnaud Beltrame. Cette rue devrait se situer dans un quartier neuf de la ville.

lundi 23 avril 2018

La CFDT Cheminots va assigner la SNCF en justice 

Litiges sur le décomptage des jours de grève

La CFDT Cheminots a l’intention d’assigner la SNCF en justice "cette semaine" sur la question du calcul du décompte des jours de grève

Les syndicats CFDT, Unsa et CGT avaient contesté le décomptage des jours de grève et mis en demeure la SNCFil y a quinze jours, a affirmé ce lundi Rémi Aufrère-Privel, son secrétaire général adjoint. Ils avaient écrit à la direction du groupe pour dénoncer sa décision de considérer leurs différents préavis d’arrêt de travail comme étant un seul et unique mouvement, ce qui lui permet de ne pas payer des jours de repos aux grévistes, dans le système d'une grève en pointillés sur un rythme de deux jours sur cinq depuis le début avril jusqu’à la fin juin.

Une procédure d’urgence -référé heure à heure- va être lancée par la CFDT Cheminots "mercredi" ou "jeudi" devant le tribunal de Grande instance de Bobigny, pour tenter de stopper les déductions de salaire pour le mois d’avril, explique-t-on au syndicat. Le dossier est "en voie de finalisation", a déclaré Rémi Aufrère-Privel. Si le référé est accepté, une décision pourrait être rendue autour de "la première semaine de mai", estime la CFDT-Cheminots.

En parallèle, une "assignation à jour fixe" va également être déposée, mais aucune date d’audience n’est encore fixée.

D’autres syndicats pourraient engager la même procédure

La CFDT Cheminots n’a pas souhaité communiquer dans l’immédiat le détail de ses réclamations. Il ne s’agit pas d’une assignation commune à plusieurs syndicats mais d’autres pourraient engager la même procédure, a-t-elle précisé.

"Les jours de repos à la SNCF sont payés lorsque les jours travaillés ont existé", avait rappelé dimanche le patron de la SNCF Guillaume Pepy. "Lorsqu’il n’y a pas de jours travaillés, les jours de repos n’ont pas à être payés; ce n’est que du bon sens", a-t-il fait valoir.

Les syndicats, eux, dénonçaient début avril la "volonté" de la direction "d’induire en erreur" les salariés du groupe pour les dissuader de faire grève et "de nuire aux droits des agents par la diffusion de fausses informations sur les modalités pratiques d’exercice de leur droit de grève".

Macron a répété sa détermination à réformer la SNCF et a promis d'aller "au bout".

Violences d'une 'milice' pro-migrants clandestins sur la frontière franco-italienne

Une milice armée d'extrême gauche va à l'affrontement avec les gendarmes

Une démonstration de forces a opposé activistes 'No border' et gendarmes français à la frontière au col de Montgenèvre



Des internationalistes en majorité italiens ont organisé une contre-manifestation en réaction au rassemblement d'une centaine de militants Identitaires qui avaient installé une frontière symbolique dans la montagne.

Ce dimanche 22 avril, plusieurs dizaines de militants italiens ont forcé un barrage policier français pour faire passer la frontière entre l'Italie et la France à des clandestins
Groupe de clandestins africains infiltrés par les passeurs No border
Au passage, un barrage de gendarmes français a été forcé par les extrémistes, révèlent des media italiens. Selon le Corriere della Sera, un quotidien transalpin, une centaine de Notav - des activistes d'extrême gauche hostiles au projet de ligne TGV Lyon-Turin -, accompagnés d'une cohorte de migrants, ont rompu les barrages de gendarmerie installés à la frontière franco-italienne, près de la commune de Clavière, avant de reprendre leur chemin via le col de Montgenèvre direction le centre pour migrants de Briançon (Hautes-Alpes). 

Des militants de Génération identitaire (GI) de plusieurs nationalités différentes avaient lancé une opération de sensibilisation, la veille, effectuant des contrôles  au col de l'Echelle, point de passage de migrants dans les Hautes-Alpes, pour "veiller à ce qu'aucun clandestin ne puisse entrer en France", et puis avaient quitté les lieux dimanche en début d'après-midi.

Quelques heures plus tard,
plus d'une centaine de personnes, dont une trentaine de migrants, ont donc rejoint Briançon, depuis la commune de Claviere, en Italieà une dizaine de kilomètres, en France.

"Nous allons libérer la frontière!", disaient les ultra-gauche, d'après le quotidien italien Corriere della sera. 
Les forces de l'ordre françaises avaient donc formé un barrage sur la route, à la frontière, à la manière des Zadistes près de Nantes. Mais la troupe para-militaire est parvenue à traverser le barrage de gendarmerie. "A partir du moment où vous n'êtes pas assez nombreux pour les contenir, vous laissez passer", a commenté un gendarme des Hautes-Alpes , précisant que la bousculade n'avait pas fait de blessé.
No Border, ou No Borders, désigne un réseau transnational de collectifs et d'individus internationalistes investis dans les luttes pour l'abolition des frontières et la liberté de circulation, contre les politiques de contrôle de l'immigration, dans et hors de l'Espace Schengen, ainsi que pour la régularisation des étrangers en situation irrégulière, la fermeture des centres de rétention administrative et l'arrêt des expulsions. Il est habituellement classé à l'extrême-gauche.
En France, depuis 2009, le réseau de collectifs anarcho-révolutionnaires apporte un soutien inconditionnel aux migrants de Calais qui veulent rejoindre la Grande-Bretagne. Il les aide à entreprendre des démarches administratives et ouvre parfois des squats pour les accueillir.
Calais Migrant Solidarity (CMS) assura la continuité du camp NoBorder organisé en juin 2009 par plusieurs centaines d'activistes venus de toute l’Europe dans le quartier du Beau-Marais. Sa présence permanente à Calais, où des militants se relayaient de mois en mois pour organiser une veille et lutter localement en faveur des illégaux qui tentent de passer clandestinement en Grande-Bretagne.
En octobre 2016, la préfecture du Pas-de-Calais estima leur nombre entre "150 et 200" autour du camp de 'La Lande'.

Le 16 décembre 2017 à Menton (Alpes-Maritimes), ville frontalière avec l'Italie, plus de 500 extrémistes de gauche, dont des 'No Border", s'étaient rassemblés pour exprimer leur solidarité avec les clandestins et réclamer l'ouverture des frontières aux flux d'Albanais et d'Africains.
Image associée"On a vu les migrants être informés et même formés par des No Border, à certaines techniques, indique le secrétaire régional Nord du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI). Désormais, ils n’hésitent pas à lancer des attaques massives contre les forces de l’ordre. On voit également se multiplier la dénonciation et les dépôts de plainte à l’encontre de certains fonctionnaires, via leur numéro de matricule. Certains de ces militants sont anarchistes, d’autres ont des prétentions humanistes."Pour la maire de Calais, Natacha Bouchart, "les manifestations organisées par des pseudo-défenseurs des migrants ont essentiellement pour vocation de perturber la vie économique". Ils sont décrits par le premier adjoint au maire de Calais, comme des "gens de bonne famille qui connaissent le droit sur le bout des ongles" et qui utilisent les migrants "pour servir leur cause". D'autres sources les décrivent comme "un mouvement hétéroclite. Certains évoquent des jeunes marginaux".
Gérard Collomb renvoie dos à dos GI et antifas 

Le ministre de l'Intérieur a condamné des "provocations, gesticulations et incidents".

"Un groupe de plus d'une centaine d'activistes pro-migrants français et italiens s'est présenté ce midi au Col du Montgenèvre, en provenance d'Italie, en vue de faire franchir la frontière illégalement et en force à une trentaine de migrants", écrit Gérard Collomb. 

"A cette occasion des violences ont été commises vis-à-vis des forces de l'ordre et un véhicule de la gendarmerie nationale a été dégradé. Ces individus ont ensuite poursuivi leur action en direction de Briançon où leur présence fait l'objet de la plus grande vigilance".

Le ministre de l'Intérieur annonce par ailleurs l'envoi de renforts de police et de gendarmerie "importants" pour "s'assurer du respect absolu du contrôle des frontières" dans les Hautes-Alpes.