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lundi 23 octobre 2017

Alain Juppé, patron de fait à Matignon ?

Edouard Philippe serait le prête-nom de Juppé auprès de Macron

Le premier de cordée du gouvernement d'Emmanuel Macron est allé en "team building" auprès de son mentor, vendredi à Bordeaux.

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Philippe Bordeaux""Quand vous [journalistes] dites Monsieur le Premier ministre, je ne sais jamais très bien à qui vous vous adressez." Tout est dit sur les troubles de la personnalité du premier ministre de Macron ! A Bordeaux, Edouard Philippe est allé suivre sa première séance de calino-thérapie depuis sa nomination à Matignon, où il rencontré son mentor Alain Juppé, qui occupa le poste au milieu des années 1990. Des retrouvailles ostentatoires sur le perron de l'hôtel de ville de Bordeaux (Gironde), savamment orchestrées quatre jours avant un bureau politique des Républicains qui devrait entériner l'exclusion de l'Edouard de Juppé. L'entourage du premier ministre de façade a beau jurer qu'il n'y a aucun lien, difficile de ne pas y voir une recherche de soutien du septuagénaire.

Le rôle trouble de manipulateur joué par Juppé a fait monter la tension jusqu'à la mairie de Bordeaux. Du coup, sa première adjointe, Virginie Calmelsa préféré rallier Laurent Wauquiez. 

Le favori dans la course à la présidence du parti Les Républicains va devoir prononcer des exclusions.
Certains ont préféré leur carrière à la fidélité et se sont mis au ban de leur parti en ralliant Macron. Cette semaine, Calmels a déploré que Philippe et Gilles Boyer - ex-"bras gauche" de Juppé désormais conseiller à Matignon - soient "les artisans" de la défaite de l'ancien premier ministre à la primaire de la droite. Interrogé vendredi sur les propos au vitriol de la numéro 2 de son conseil municipal, le perdant de la primaire de la droite et du centre a éludé : "Ce que je hume en ce moment, c'est l'air des pins...", a-t-il lâché, d'un air inspiré, alors qu'il cheminait au côté de son homme de paille dans une pinède. 
L'ex-maire du Havre renchérit : "Il y a moins de pins en Normandie, mais c'est bien aussi." Parole immortelle...

Pas un mot pourtant sur la procédure d'exclusion en cours au sein des Républicains. "Quel parti ?", réplique tout aussi finement maître Juppé. L'ex-candidat à la primaire a déjà fait savoir tout le mal qu'il en pensait : "Il est pour l'inclusion, pas pour l'exclusion", résume un de ses proches. 
Image associéeCelle qu'il refuse aussi d'évoquer, l'inclusion des Constructifs dans la majorité, ne se passe pas bien du tout. A l'heure du premier bilan, les juppéistes qui voulaient incarner une force politique nouvelle se cherchent toujours un espace. Rejetés par le groupe LREM à l’Assemblée, le groupe de renégats songe à se constituer en parti politique.
Constitué de 23 députés UDI et 12 députés Les Républicains (LR) en rupture avec la ligne politique de leur parti, les Constructifs s'interrogent sur leur avenir, selon le député LR Pierre-Yves Bournazel, qui a éliminé Myriam El Khomri, tandis que Jean-Pierre Raffarin, bien que de trois ans le cadet de Juppé, se retire de la vie politique.
Le collaborateur de Macron confie qu'il se sent toujours "très juppéiste"

Résultat de recherche d'images pour "macron Philippe"Quelle attitude adoptera-t-il mardi, si Edouard Philippe est effectivement exclu ? Un de ses proches presse Juppé : "Il devrait prendre la parole après l'élection du président." Comprendre, après la victoire de Laurent Wauquiez que l'ancien premier ministre accuse de dérive droitière, histoire de justifier un peu plus son exclusion...

Philippe permet à Juppé de s'ancrer dans le rôle du vieux sage. Les deux hommes se parlent régulièrement au téléphone. Le premier ministre est-il à ce point dépendant de son aîné qu'il le consulte sans cesse sur la méthode et la prise de décisions ?

Le moderne a besoin de l'ancien pour exister, et vice versa. 
Alors ils se câlinent respectivement. "La relève est assurée. C'est une grande joie pour moi de le voir à ce poste", se félicite Juppé, souhaitant à son lointain successeur de "réussir" à Matignon. 
L'ancien n'a pas oublié sa propre disgrâce, quand en 2004, il fut contraint de quitter la vie politique : la cour d'Appel de Versailles l'a condamné à 14 mois de prison avec sursis et à un an d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Parti enseigner au Québec, il a fait son retour en politique deux ans plus tard en retrouvant son mandat de maire de Bordeaux. Philippe pourrait retourner à ses études havraises avant cinq ans.

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Macron fait du Poutine
Le maître et l'élève ont ainsi oublié les réserves que Juppé avait émises après la nomination de son lieutenant à Matignon. Entre eux, le compagnonnage dure toujours et chevauche les lignes politiques. "Chacun sait ce que je pense de celui que j'ai longtemps appelé le patron", commente Edouard Philippe, qui a "beaucoup appris" en le "regardant". 
Un acte d'allégeance qui n'a pas son pareil auprès de Macron qu'on dit désormais plein de méfiance.

Référendum en Italie: la Vénétie et la Lombardie votent pour les autonomistes

Vers une balkanisation de l'Union européenne ?

L'U.-E., c'est pour les défavorisés ? 

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Les riches régions italiennes de la Vénétie et de la Lombardie ont voté en faveur d'une plus grande autonomie, à une écrasante majorité, dimanche

Ce scrutin consultatif avait pris une connotation particulière après le vote d'autodétermination de la Catalogne, même si ses organisateurs ont répété dimanche soir que leur volonté est de rester dans le cadre de l'unité italienne. 

Les électeurs devaient dire s'ils souhaitaient que leur région dispose de "formes supplémentaires et conditions particulières d'autonomie", selon la formule inscrite dans la Constitution. La nature et l'ampleur de cette autonomie doit désormais être négociée avec Rome, puis validée par le Parlement.

Selon les chiffres quasi définitifs, les électeurs ont voté en faveur du oui à plus d'autonomie, à 95% en Lombardie et à 98% en Vénétie. La participation était elle estimée à respectivement quelque 40% et 57%. 
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La participation au scrutin est suffisamment importante pour que le référendum soit représentatif et  leur donne un pouvoir de négociation face à Rome.
Le président de la Lombardie, Roberto Maroni, avait indiqué qu'une participation supérieure à 34% serait un succès. En Vénétie, le scrutin n'était valide que si un quorum de 50% était dépassé.

Le président de la Vénétie a évoqué un "big bang" institutionnelLuca Zaia soulignant que la volonté d'autonomie était partagée "par une population entière" et non portée par un seul parti.
Alors qu'en Vénétie la publication des résultats a été ralentie par une attaque de hackers, en Lombardie, où on votait pour la première fois sur des tablettes, le président de la région, Roberto Maroni, a assuré que le système avait fonctionné.

"J'ai voté oui pour donner davantage de pouvoir à la Vénétie dans une future Italie plus forte et plus fédérale. Non aux égoïsmes, oui à la bonne administration", a twitté le maire de Venise, Luigi Brugnaro, à la tête d'une municipalité de centre-droit.

La Ligue du Nord (anti-européenne) est le parti au pouvoir dans les deux régions et promoteur du référendum.
Matteo Salvini, son leader populiste, s'est félicité que des millions d'électeurs aient demandé "une politique plus proche, plus concrète et efficace, moins de bureaucratie et de gâchis".

Le oui avait aussi le soutien de Forza Italia de Silvio Berlusconi (centre droit), du Mouvement Cinq étoiles (populiste) et de plusieurs syndicats et organisations patronales. Le Parti démocrate (centre gauche, au pouvoir) n'avait pas donné de consigne.

Les Vénitiens et les Lombards ont voté pour garder leur richesse

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Centre de Milan, capitale de la Lombardie
La Lombardie (10 millions d'habitants) et la Vénétie (5 millions) figurent parmi les régions les plus riches d'Italie. La Vénétie, qui compte un riche tissu de PME, a en outre une forte identité, notamment autour de Venise, qui fut indépendante pendant un millénaire.
Ces deux régions contribuent à elles seules à hauteur de 30% au PIB du pays. Elles sont aussi parmi les plus "vertueuses" en termes d'endettement, de dépenses publiques par habitant et de fonctionnement du système de santé.

Surtout, elles présentent à elles deux un solde fiscal (différence entre ce que les habitants versent en taxes et impôts et reçoivent au titre des dépenses publiques) de quelque 70 milliards d'euros.
Une somme colossale dont leurs présidents de régions entendent réclamer la moitié à Rome, parallèlement à des compétences renforcées en matière d'infrastructures, de santé ou d'éducation.
Ils estiment que les fonds publics sont mal gérés par l'Etat central et pourraient être utilisés de manière beaucoup plus efficace, y compris via des partenariats entre régions. "Je suis venu voter pour le oui parce que je pense qu'il est juste que (...) la richesse de la Lombardie y reste au moins à 50%", a déclaré Franco Bonadonna, un Milanais de 82 ans.

Le Brexit et l'exemple catalan peuvent-ils attiser d'autres volontés d'autonomie en Italie ?

Résultat de recherche d'images pour "autonomie Lombardie Venetie"Si l'insurrection de la Catalogne hante tous les esprits, "les similitudes sont minimes, le sentiment indépendantiste n'étant pas très répandu" dans ces deux régions italiennes, a souligné Nicola Lupo, professeur à la Luiss Business School de Rome.
La Ligue du Nord elle-même avait jusqu'ici abandonné les velléités indépendantistes de ses jeunes années.

Mais ce besoin d'autonomie s'appuie sur certains ressentiments qui ont conduit au Brexit ou à la crise catalaned'après certains analystes, à savoir une certaine défiance commune envers les Etats centraux et l'UE.

Bien que le processus "ne menace pas l'unité du pays, cela risque d'ouvrir la boîte de Pandore et mettre en action de larges forces centrifuges en Italie," estime Lorenzo Codogno, expert chez LC Macro Advisors.
"Il est probable que la question se diffuse et requiert finalement une approche générale du gouvernement et une réforme de la Constitution", les différences entre régions risquant de devenir intenables, observe-t-il.

La tendance autonomiste semble se concrétiser et s'étendre.
Résultat de recherche d'images pour "balkanisation UE"En juin 2016, dans une conférence de presse dans l'avion le ramenant de son voyage en Arménie, le pape François a évoqué le risque que des régions comme l'Ecosse et la Catalogne fassent "sécession", ce qui risquerait de conduire à une "balkanisation" de l'Europe. "Le pas que l'Europe doit franchir pour retrouver la force qu'elle a eue dans ses racines est un pas de créativité et de saine désunion (...), c'est-à-dire donner plus d'indépendance, plus de libertés aux pays de l'Union européenne", a-t-il recommandé.

Résultat de recherche d'images pour "balkanisation UE"
Signe d'une crise et d'une situation qui ne s'améliore guère, 123 millions d'Européens sont "exposés au risque de pauvreté", sans être statistiquement pauvres, et pourraient rapidement basculer en-dessous de leur seuil national, selon un rapport du groupement d'ONG, Oxfam. 
Parmi eux, onze millions de Français. Et s'était en 2015, avant le déferlement de migrants. Pour mémoire, en France, le seuil de pauvreté défini par l'INSEE correspond à 60% du revenu médian, soit 977 euros pour 2015. 
Résultat de recherche d'images pour "2017 SEUIL PAUVRETe france"

 
Image associéeEn France, une personne est considérée comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 1.015 euros (seuil à 60 %). Au cours des dix dernières années (2005-2015), le nombre de pauvres a augmenté d’un million au seuil à 60 % : la pauvreté a fortement progressé à partir de 2008 avec l’accentuation des difficultés économiques liées à la crise économique et financière. Elle a rebondi avec l'accueil de clandestins. Près de 9 millions de Français vivent en-dessous de ce seuil (14,1 % de la population).

De retour, Bernard Cazeneuve se prend une bâche de Manuel Valls

Les macroniens de la 11e heure jouent des coudes 

Bernard Cazeneuve a amorcé son retour. A la faveur de la promotion de son livre, l'ancien premier ministre surgit ici et là en France et son prédécesseur en prend ombrage.

Valls écrase Cazeneuve
Valls ironise, comme l'explique le JDD :
"Cela permet de rappeler qu'il a été premier ministre. Bernard Cazeneuve pense qu'il l'a été pendant 5 ans, il l'a été pendant 5 mois", aurait lancé Manuel Valls révèle le JDD. 

Cazeneuve veut reprendre du service

"Il a une certaine idée de lui-même, poursuit Valls. Bernard, c'est toujours "je ne demande rien mais je prends"", aurait lancé selon l'hebdomadaire l'ancien premier ministre devenu macronien, comme lui.

Résultat de recherche d'images pour "Valls"Les convertis Valls et Cazeneuve sont sur le même créneau et le barbu, qui prépare d'ailleurs  aussi un livre, s'est fait distancer en matière d'édition. 

Bernard
Cazeneuve lui réserve, à n'en pas douter, un chien de sa chienne.

dimanche 22 octobre 2017

La hausse de la fiscalité sur le gazole adoptée à l'Assemblée


Les députés de la majorité nous veulent-ils vraiment du bien ?

29 députés de Macron ont soutenu le diesel dans la législature précédente 

En visite le jeudi 4 août 2016 à l’usine Bosch d’Onet-le-Château (Aveyron), Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie de Hollande, s’était lancé dans un plaidoyer en faveur du diesel, prenant franchement le contre-pied de s collègue ministre de l’Environnement, Ségolène Royale, mais aussi de la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo, qui veut éradiquer ces véhicules de la capitale d’ici à 2020. Dans deux ans... Les salariés de l’usine Bosch n’ont pas manqué de le rappeler à Emmanuel Macron, lequel a alors rétorqué qu’il était "ministre", contrairement à "Mme Hidalgo". "Ses décisions [celles de l'Andalouse] ne valent pas pour la France", a-t-il insisté.
Dès le lendemain sur Twitter, ses adjoints socialistes et écologistes, maîtres de la maire de Paris, ont aussitôt déversé leurs insultes sur le trentenaire qualifié de "ministre du diesel". "La modernité serait donc que le diesel reste au cœur de notre politique industrielle. Nouveau slogan de #Macron : en marche arrière !", a ironisé Bruno Julliard, le premier adjoint d’Anne Hidalgo, tandis que son Raspoutine, Christophe Najdovski, adjoint (EELV) chargé des transports, a embrayé : "Démagogie, bêtise pure… Ou les deux."
Quant à la socialiste de gauche elle avait riposté dans un langage qui n'aura rien à envier à celui de Macron. Interrogée début mai sur l’ambition présidentielle de cet énarque, elle avait sèchement rétorqué : "Les itinéraires des uns et des autres, les petites phrases, tout ça, j’en ai rien à battre." Bordel ?

En 2013, la ministre de l’Écologie, Delphine Batho, mettait en avant une question de santé publique, tandis que celui du Redressement productif, Arnaud Montebourg, chantre du made in France, privilégiait le pré-carré des constructeurs français. Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, avait quant à lui exclu de créer un nouveau prélèvement, ce qui avait déplu au sénateur Vert Jean-Vincent Placé, jugeant son usage "dramatique" d'un point de vue sanitaire et "désastreux sur le plan industriel."
Or, depuis l'après-guerre  la France favorise ce type de carburant. A l'époque, il fallait redresser le pays et relancer l'économie. Seuls les camions et les tracteurs fonctionnaient encore au diesel. Et c'est pour soutenir les transporteurs routiers, agriculteurs et artisans que les gouvernements allégèrent les taxes sur ce carburant. Suite au deuxième choc pétrolier, dans les années Mitterrand, les constructeurs furent encouragés à faciliter l'accès des usagers au diesel et Peugeot se porta ainsi à la pointe de la recherche en la matière, proposant un carburant peu polluant."La perte de recettes fiscales reste très élevée", souligna bientôt dans son référé la Cour des comptes qui l’évalua à 6,9 milliards d’euros en 2011, soucieuse de rentabilité fiscale. Si on intègre les exonérations ou taux réduits sur le gazole dont bénéficient certains secteurs, le trou s’élevait à 8 milliards, avait-elle calculé. Pourquoi l'Etat se prive-t-il depuis des années de cette manne de recettes ? Pourquoi, alors que sa dangerosité pour la santé publique interpellait désormais, le diesel n'était-il pas prêt à subir la même pression que l'essence ? Le diesel a sauvé l'industrie française il y a 30 ans, en 1980.L'industrie automobile française était en perte de vitesse. Toyota était un roi en devenir et son modèle d'organisation du travail, le toyotisme, permettait de réduire les coûts par rapport à ses concurrents. Il fallait donc trouver un moyen pour que les constructeurs français ne perdent pas trop de plumes. Et c'est ainsi que le diesel s'est développé, grâce aussi aux efforts de réduction de sa nocivité.PSA était l'un des rares groupes (avec Mercedes) dotés d'un véritable savoir-faire dans les motorisations diesel. Sous l'impulsion de Jean Calvet, patron de Peugeot-Citroën, énarque influent et ancien chef de cabinet de Valéry Giscard d'Estaing, les avantages fiscaux sur le diesel furent augmentés. Il était soutenu par Renault, qui prit la même direction stratégique. Argument de vente de l'époque, ces véhicules sont certes plus coûteux à l'achat, mais ils consomment moins (entre 15 et 20%) et se revendent plus cher. Les acheteurs se laissèrent séduire et la demande décolla à la fin des années 1990, boostant non seulement l'industrie automobile mais aussi l'économie toute entière, avec aussi l'invention de l'injection directe, qui permet de réduire la consommation sans sacrifier la puissance.La motorisation diesel devint donc une technologie "made in France", soutenue par l'Etat qui favorise une compétence technologique nationale et l'emploi. Grâce à cette stratégie, des dizaines de milliers de postes furnt sauvés, depuis l'ingénieur motoriste jusqu'au concessionnaire, en passant par l'ouvrier de l'usine d'Aulnay-sous-Bois. Et on peut dire que ce pari à court-terme s'est transformé en long-terme: plus de 70% des véhicules vendus en 2011 ont une motorisation diesel (83,5% sur les premiers mois de 2012). Par comparaison, la part s'élève à 47% en Allemagne, l'autre pays champion du diesel.


Les ayatollahs de l'écologie ont fait des carburants synthétiques un cheval de bataille

L'Assemblée nationale a voté samedi la hausse de la fiscalité sur le gazole.

Résultat de recherche d'images pour "ou sont les bio carburants"
Ce que le candidat Macron promettait de ne pas toucher, le Premier ministre Edouard Philippe le fera. Pour des raisons budgétaires, lors de son discours de politique générale de juillet 2017, le gouvernement alignera le prix du diesel sur celui de l'essence d'ici à 2021, a-t-il annoncé avec plusieurs mesures pour atteindre "la neutralité carbone d'ici à 2050 ".

Pour forcer les automobilistes à la conversion à l'essence ou au diesel, l'exécutif  procède l'alignement de la fiscalité du gazole sur celle de l'essence, amorcé en 2015. 

Le budget 2018 prévoit d'augmenter la taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (TICPE) de 2,6 centimes par litre de gazole. Et ce, chaque année pendant quatre ans. 
A cela s'ajoutera l'impact de la hausse de la contribution climat-énergie (CEE), taxe carbone déguisée, relevée à 44,6 euros par tonne de carbone dès l'an prochain.

"C'est une pénalisation supplémentaire pour les territoires ruraux"
Lui-même ancien exploitant et syndicaliste agricole, le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a ainsi protesté. Des élus de son groupe avaient d'ailleurs déposé des dizaines d'amendements pour supprimer la hausse ou la réduire. "L'objectif de la transition écologique a bon dos", a aussi grondé Vincent Descoeur (LR) en référence aux recettes induites.

Polémique sur l'incohérence de l'état macronien 

Des aides coûteuses à la conversion seront supportées par la collectivité
Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin (toujours membre de LR), a estimé à la très peu scientifique louche écolo que "le diesel, c'est 45.000 morts par an" et que "tous les candidats à l'élection présidentielle" avaient ce projet de hausse, rappelle-t-il, sans aucune mention des nuances, notamment de calendrier adapté au avancées en matière de carburants de substitution. 

Son budget prévoit des aides en contrepartie, notamment le doublement de la prime de conversion automobile, a-t-il fait valoir, pour faire avaler la pilule en tordant le bras des automobilistes dans le collimateur écolo.

En réponse à une députée LREM soutenant la hausse, le président du groupe Nouvelle Gauche Olivier Faure a regretté une forme d'"écologie punitive", alors qu'"il n'y a pas que des gens qui ont la chance de vivre dans des grandes métropoles". 

L'alignement de la fiscalité du diesel sur celle de l'essence pendant le quinquennat était une promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron, fait désormais valoir une certaine presse... "Pour réduire massivement la pollution liée aux particules fines, la fiscalité du diesel sera alignée sur celle de l’essence pendant le quinquennat" (site de campagne, 2 mars 2017). Ce n'était pas celle du ministre de Hollande. 
Cette presse-là choisit ses références et souligne que le mouvement avait été engagé sous la présidence de François Hollande. Retouchant à peine ce volet du projet de loi de finances, les députés ont en effet voté une extension de l'exonération de TICPE pour les carburants utilisés dans le secteur naval [les yachts ??] afin de renforcer la compétitivité du secteur. 
Les transporteurs réclament aussi ce type d'exonération et la brèche est ouverte...

Sondage : l'impopularité de Macron et de Philippe repart à la hausse

L'embellie aura été de courte durée

La popularité d'Emmanuel Macron et celle du Premier ministre Edouard Philippe sont à nouveau en baisse en octobre

Avec une large majorité de Français mécontents (56%, +3) de sa politique, contre 42% d'opinions favorables, le chef de l'Etat ne parvient pas à conserver les cinq points enregistrés avant les mouvements sociaux de septembre, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Depuis son entrée en fonction au mois de mai, la cote d'Emmanuel Macron a chuté de 20 points. Elle se situe désormais au même niveau que celle de son prédécesseur François Hollande à la même époque (42%) : un mauvais présage sur l'issue dans moins de cinq ans. 

L'impopularité d'Edouard Philippe repart également à la hausse

Les Français interrogés se disent aujourd'hui tout autant "mécontents" (47%, +1) que "satisfaits" (47%, -1) de sa gouvernance. 6% ne se prononcent pas. 

Le Premier ministre a perdu 8 points depuis son entrée en fonction, mais un nombre important de personnes interrogées (21%) ne se prononçaient pas en mai en raison de son manque de notoriété. Si on considère qu'ils espéraient a priori en lui, la chute est encore plus rude.

Grève des ordures à Marseille: la société Derichebourg dénonce des violences

Les grévistes nient et jurent de leur bonne foi

La collecte des ordures à Marseille est "régulièrement perturbée par l'intervention de grévistes et d'individus extérieurs à l'entreprise"

Les Marseillais, pris en otage de la guerre syndicale des ordures. 
port-marseille-euromedActeur international majeur sur le plan des services aux entreprises et à l'environnement (propreté et recyclage, énergie, aéronautique, intérim et recrutement), la société Derichebourg, dont le banquier socialiste Matthieu Pigasse - Groupe Le Monde et du Huffington Post - est l'un des administrateurs, et dont 200 salariés sont en grève depuis 12 jours, met les autonomes en cause, dimanche

Derichebourg dénonce des gens "violents, menaçants, entravant les voies de circulation à l'aide de véhicules et scooters". 

Le groupe pointe du doigt "des représentants de sociétés concurrentes". 
"Depuis jeudi matin, ils empêchent la reprise du travail des salariés qui le souhaitent, usant de pressions et menaces, alors même que des avancées significatives dans les négociations avaient été réalisées par toutes les parties prenantes", explique-t-il.
Poubelles à Marseille: la société Derichebourg dénonce des violences, les syndicats démentent
Le préfet assure-t-il la sécurité sanitaire de la population ? 
Kamel Djeffel, secrétaire national de la Confédération autonome du travail (CAT, dont le logo est un soleil jaune), porte-parole des grévistes, récuse ces accusations. "C'est regrettable. On va dire qu'il s'agit d'une maladresse de communication", a-t-il déclaré.
La CAT est une petite organisation syndicale qui, en 1947, refusa de rejoindre la CGT-FO, très pesamment implantée à Marseille.
Après 12 jours de grève des éboueurs de la société Derichebourg

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Le MUCEM, au premier plan, à gauche, et le fort St Jean, à droite,
avec la Major,  cathédrale de Marseille, à l'arrière plan 
Les poubelles débordaient toujours dimanche matin dans trois arrondissements de Marseille, situés à l'extrémité ouest de l'arc portuaire, 
Image associée

le 2e (Arenc, quartier industriel qui se transforme en grand pôle tertiaire, avec son centre commercial, Les Terrasses du Port; Les Grands Carmes, dont la Rue de la République devenue artère commerçante; l'Hôtel de Ville et la Joliette, au coeur du centre d'affaires appelé Euroméditerranée et point d'arrivée des croisiéristes), 
le 15e (qui se classe au 13e rang parmi les 16 arrondissements de Marseille en terme de revenu fiscal médian par ménage) et le 16e (au 9e rang sur les 16).

"Samedi soir à 22H00, nous avons pris l'engagement de ne pas bloquer les intérimaires qui font le travail des grévistes", a indiqué le représentant de la CAT.


Mardi pourtant, la tension était retombée autour du ramassage des poubelles dans la cité phocéenne
Jeudi, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (LR) avait déploré  que "près de 2.800 tonnes d'ordures restaient encore à collecter".

Président de la métropole Aix-Marseille-Provence chargée des déchets, J.-C. Gaudin avait demandé à Derichebourg "de mettre tous les moyens en œuvre pour remplir ses obligations contractuelles, y compris, si nécessaire, en recourant à des agents intérimaires".
"Les Marseillais attendent un retour rapide à un service normal et ne doivent pas subir plus longtemps une situation d'insalubrité qui n'a que trop duré", concluait le maire.

Les grévistes avaient accepté de débloquer des centres de transfert, permettant aux éboueurs non grévistes et d'autres arrondissements d'y vider leurs bennes.

Puisque "le conflit a pris une telle ampleur, les négociations ne se feront pas sans la présence de la Direccte" (direction régionale du travail), réplique Kamel Djeffel du côté des grévistes de la CAT. Il assure que les salariés "font preuve de bonne foi en laissant les intérimaires ramasser les ordures alors que c'est illégal, c'est un délit d'entrave à la grève".

Le délit sanitaire est-il supérieur ?

Condamnation de la député LREM O'Petit pour "fautes de gestion"

Cette ex-socialiste discrédite la "société civile" entrée à l'Assemblée dans le sillage de Macron

La députée LREM de l'Eure, Clairette O'Petit, n'a pas le droit de diriger une entreprise pendant 5 ans.

Elle a été déclaré coupable et condamnée pour "fautes de gestion" par la Cour d'appel de Paris, le 19 octobre 2017. 
L'ancienne chroniqueuse des "Grandes Gueules" sur RMC continuera cependant à exercer son mandat parlementaire
Comme l'explique Paris Normandie, qui a révélé l'information, la Cour d'appel a confirmé la décision prise par le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 2 novembre 2016. L'élue de 67 ans, alors socialiste, est condamnée pour manquements comptables dans une affaire de gestion de société. Il s'agit de l'Agence de développement et de proximité (ADCP), une SARL  - récemment placée en liquidation judiciaire -, dont elle était la représentante légale. La députée devra également verser la somme de 3.000 euros au liquidateur judiciaire.
Pour la justice, cette ADEP située à Saint-Denis La Plaine (93) est une SARL, mais, dans la presse, les autres sont des associations loi 1901... Les ADEP sont des intermédiaires qui mettent du personnel à disposition des entreprises et des agglomérations de communes. 
Dans le 93, les 5 communautés d'agglomération regroupent 26 communes sur les 40 du département. Depuis Depuis le 1er janvier 2016, l'ensemble des communes de la Seine-Saint-Denis est membre de la métropole du Grand Paris et chacune est insérée dans l'un des quatre établissements publics territoriaux (ETP). Ainsi, la T6, dite Plaine commune, regroupe les neuf communes de l'ancienne communauté d'agglomération (Aubervilliers, PCF, La Courneuve, PCF, Épinay-sur-Seine, commune PS jusque 2001 où Clairette O'Petit est née, L'IIe-Saint-Denis, PCF, EELV et SE, Pierrefitte-sur-Seine, PS, Saint-Denis, PCF, Saint-Ouen, PCF jusque 2014, Stains, PCF, et Villetaneuse, PCF).
Clairette O'Petit est élue LREM de l'Eure, mais travaille en Seine-Saint-Denis. 
Claire O'Petit commence son engagement politique en 2000 sur la liste du Parti socialiste aux élections municipales à Épinay. Elle démissionne au bout de six mois parce que le PS passe un accord avec les communistes et ça ne lui convient pas. Puis elle adhère à l'UDF et au MoDem. En 2007, elle est tête de liste  pour le Modem aux élections municipales à Epinay. En 2015, elle quitte le parti à cause de désaccords avec certains cadres locaux. En 2012, elle se présente dans la 5e circonscription de l'Eure une première fois aux élections législatives. Selon elle, pour être "le bon petit soldat" de François Bayrou qui lui demande de se présenter parce qu'ils n'ont pas de candidat. Elle échoue avec 1.65%.

La grande gueule fait valoir que la baisse des APL est nécessaire du fait qu'elles n'étaient pas budgettée par Emmanuel Cosse (épouse du harceleur sexuel Denis Baupin) au gouvernement socialiste qu'O'Petit soutenait...

Il manque 150 millions d'euros, annonça-t-elle et l'Etat ne peut plus payer dès le mois d'août, insiste l'inconsciente à grande gueule. 

Et la gestionnaire défaillante, condamnée en justice, de minimiser honteusement l'effort imposé à tous les défavorisés en le chiffrant à moins 16 centimes ...par jour. Et par heure ?  

La cour d'Appel évoque son honnêteté" et son incompétence

Claire O’Petit et Fabrice Le Naour, son suppléant, sur l’un des marchés de Vernon
ClaireTTE O’Petit et Fabrice Le Naour, son suppléant

"Condamnée pour manquements comptables, la cour d'Appel reconnaît mon honnêteté pour tout le resteNi détournement, ni enrichissement", a réagi l'élue normande, ce samedi 21 octobre sur son compte Twitter. "Dans ce jugement, il n'y a ni vainqueur ni vaincu', a quant à lui estimé son assistant parlementaire, Jim Dhoedt, PRG, un témoin obligé à la solidarité. "Des politiques ont été condamnés à des peines bien plus graves, à de l'inéligibilité parfois, et sont revenus," se console le salarié de la condamnée. L'affaire de Clairette (dite Claire) O'Petit, c'est de la gnognotte par rapport à tout ça," ose-t-il encore : tant qu'il y a pire quelque part, certains se comparent et s'admirent. 

Et d'ajouter : "Les juges lui reprochent une certaine légèreté dans sa comptabilité. Et, au fond, cela correspond au caractère de la députée". Encore un recrutement du parti du président dont LREM peut se flatter...

L'investiture de Claire O'Petit aux dernières législatives avait été très critiquée au sein du mouvement En Marche, apprend-on depuis cette affaire. La commission d'éthique du mouvement avait même été saisie après certains de ses propos dans l'émission de RMC. Elle avait invectivé les étudiants, les appelant à relativiser la baisse des APL de cinq euros en ces termes : "Ça va messieurs dames, si à 18, 19 ans, 20 ans, 24 ans, vous commencez à pleurer pour 5 euros, qu'est-ce que vous allez faire de votre vie ?", avait-elle réagi au micro du Huffington Post
Qui a donc au final décidé de son maintien ? 
Ambulancière, responsable commerciale dans le para-médical, toiletteuse pour chiens, commerçante de lingerie fine, représentante, démonstratrice de robot ménagers... Claire O'Petit s'est faite connaître en prenant la tête d'un mouvement de fronde des commerçants contre la municipalité communiste de Saint-Denis, avec occupation de la mairie. C'est à cette occasion que RMC avait sélectionné, il y a plus de 12 ans, cette fille d'une mère cégétiste.

Pour son action dans un collectif de commerçants et d'artisans au niveau national, O'Petit a été nommée nommée chevalier de l'ordre national du Mérite.

samedi 21 octobre 2017

Accusé de viol, Tariq Ramadan nie et va porter plainte

Le petit-fils du fondateur des Frères musulmans est accusé de viol, de harcèlement et d'intimidation.

Une ancienne collaboratrice se libère

L'accusatrice de 
l'islamologue et théologien suisse Tariq Ramadan 
est Henda Ayari, une ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque. Elle l'accuse de viol et d'agressions sexuelles. 

Vendredi sur sa page Facebook, cette présidente de l'association Libératrices a déclaré avoir été "victime de quelque chose de très grave il y a plusieurs années", mais n'avoir pas alors voulu révéler le nom de son agresseur en raison de "menaces de sa part".

Vendredi, Henda Ayari, 40 ans,  a déposé une plainte  auprès du parquet de Rouen, dont relève le domicile de la plaignante. La plainte porte sur "des faits criminels de viol, agressions sexuelles, violences volontaires, harcèlement, intimidation", selon le document

T
ariq Ramadan "oppose un démenti formel à ces allégations"
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a annoncé son avocat Me Yassine Bouzrou dans un communiqué, samedi. "Une plainte pour dénonciation calomnieuse sera transmise au procureur de la République de Rouen dès lundi", a-t-il précisé. 

Tariq Ramadan n'est pas un personnage de fiction

Résultat de recherche d'imagesDans son livre "J'ai choisi d'être libre", paru en novembre 2016 chez Flammarion, elle a décrit cet homme sous le nom de Zoubeyr, et rapporté un rendez-vous dans sa chambre d'hôtel à Paris où cet homme d'influence musulman venait de donner une conférence. 

Cet intellectuel suisse , petit-fils du fondateur de la confrérie égyptienne islamiste des Frères musulmans, âgé de 55 ans, est professeur d'études islamiques contemporaines à l'université d'Oxford (Royaume-Uni). Relativement populaire auprès d'une partie des fidèles musulmans, il est aussi très contesté, notamment dans les milieux laïques, qui voient en lui le tenant d'un islam politique.

"Je le confirme aujourd'hui, le fameux Zoubeyr, c'est bien Tariq Ramadan", a écrit Henda Ayari sur Facebook, en plein débat autour du harcèlement sexuel dans la société.
Sur ce réseau social, l'écrivaine profère de graves accusations contre l'islamologueTariq Ramadan. 

Henda Ayari affirme que ce dernier l'a violée et menacée il y a quelques années. En utilisant le hashtag "Balance ton porc" , elle confie sur le réseau social:


Pour une  meilleure lisibilité :
"Je vais vraiment avoir besoin de soutien mes ami(e)s, car en balançant le nom de mon agresseur, qui n'est autre que Tariq Ramadan, je sais les risques que j'encours..."

Et d'ajouter: "J'ai gardé le silence depuis plusieurs années par peur des represailles car en le menaçant de porter plainte pour le viol dont j'ai été victime, il n'avait pas hésité à me menacer et à me dire également qu'on pourrait s’en prendre à mes enfants, j'ai eu peur et j'ai gardé le silence tout ce temps.
J'en ai tout de même parlé dans mon livre dans un chapitre entier en changeant son nom, pour ne pas être poursuivie en justice pour diffamation, mais aujourd'hui je ne peux plus garder ce secret trop lourd à porter, il est temps pour moi de dire la vérité."
"C'est très dur mais je me sens soulagée, j'ai ressenti le besoin de parler aussi pour toutes les autres victimes, J'espère vraiment que d'autres femmes victimes, comme moi, oseront parler, et dénoncer ce gourou pervers qui utilise la religion pour manipuler les femmes!

Et de poursuivre: "Je sais qu'il me tombera dessus avec son équipe d'avocats et ces nombreux soutiens, c'est pour cela que je vais vraiment avoir besoin de vous pour me soutenir ! Car je m’apprête à traverser une grosse tempête mais je ne compte plus me taire ni faire marcher arrière au nom de toutes les femmes victimes !", a-t-elle conclu.