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vendredi 20 janvier 2017

La compagne de Benoît Hamon, candidat gauchiste de la primaire socialiste...,

...est Gabrielle Gual­lar, cadre de direction de milliardaire 

Pas très "populaire", ni défavorisée, cette belle alliance-là !

Benoît Hamon a déjà créé la surprise, avant d'être le chouchou des sondeurs dans la course à l’in­ves­ti­ture de la gauche pour la prési­den­tielle. Or, sa compagne, et mère de ses enfants, est Gabrielle Gual­lar, ci-contre, dont certains pourraient souhaiter faire la connais­sance.

Qui pourrait être la Première Concubine de France ?    
Après une série de trois débats télé­vi­sés, la sélec­tion naturelle et démocratique par les urnes pourrait faire émerger le plus populiste de La Belle Alliance Populaire (BAP) face à François Fillon, Marine Le Pen, Emma­nuel Macron et autres. Si toutefois les sondeurs n'ont pas manipulé les militants et sympathisants qui feront le tri entre les sept compères socialistes, en assurant que Hamon vire en tête. 
Ils ont déjà fait le coup lors de la primaire de la droite et du centre en portant Alain Juppé à bouts de bras jusqu'à la chute du septuagénaire dans le secret des isoloirs et le triomphe inat­tendu de François Fillon, mais les commerçants en sondages et en boost de la presse mercantiliste récidivent avec Benoît Hamon qui a donc tout à craindre d'une réédition de la manipulation des media. 

À presque 50 ans, en juin prochain, Benoît Hamon est un apparatchik dont on ne connaissait encore aucune liaison  
mais il a enfin trouvé à se reproduire: il est le père de deux petites filles, nées de son histoire avec sa compagne Gabrielle Gual­lar. 
De cette dernière on sait très peu de choses, si ce n’est qu’elle est très dési­reuse de rester une femme de l’ombre. A la différence de son concubin qui pose torse nu, ci-contre. Les rares fois où il a parlé publique­ment de sa compagne, avec qui il est pacsé depuis quelques années, Benoît Hamon  a révélé son ori­gine danoise et... cata­lane de cette femme aux yeux clairs. 

Son parcours profes­sion­nel, tel qu'il est présenté sur son profil LinkedIn, est plus brillant que celui du candidat, qui a atteint le niveau bac +3. Une carrière dont Benoît Hamon ne porterait pas ombrage, comme il l’a prétendu sur le plateau de Punchline, l’émis­sion poli­tique de C8 présen­tée par Laurence Ferrari : "Je suis très fier que ma femme soit cent fois plus diplô­mée que moi, elle a un très beau métier, mais ce n’est pas grâce à moi". Vanité ou sentiment refoulé d'humiliation ?
Elle a pourtant débuté sa carrière en 2000 tant que Conseil en stra­té­gies affaires euro­péennes pendant six ans.

Elle s'est ensuite fait caser comme conseillère aux affaires euro­péennes du Centre natio­nal du cinéma et de l’image animée (CNC) un établissement... public. 


Un poste où elle repré­sen­tait les auto­ri­tés françaises à Bruxelles en tant qu’ex­perte et elle gérait, entre autres missions, les aides publiques accor­dées par l’Etat français au cinéma. Une raison suffisante pour que le star-system ait des sympathies pour le gauchiste.


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Elle avait quitté le secteur public pour retour­ner dans le privé en inté­grant le groupe LVMH en juillet 2014. Elle y occupe depuis la fonc­tion de Respon­sable des Affaires Publiques–Secré­ta­riat géné­ral au sommet de ce leader mondial du...  luxe. Un métier qui s’était retrouvé au cœur d’une polé­mique en octobre dernier. Pres­senti pour être l’in­vité de Karine Le Marchand dans son émis­sion 'Une ambi­tion intime', le socia­liste proche de Mélenchon (Parti de gauche) avait fina­le­ment préféré décli­ner la propo­si­tion, arguant sur sa page Face­book que : " Verser une larme ou révé­ler une part choi­sie de [son] inti­mité ne dirait rien de [sa] capa­cité à entendre les préoc­cu­pa­tions des Français et à y répondre. 
Afficher l'image d'origineCe chemin, celui de la sobriété, n’est pas celui de la faci­lité, mais il corres­pond à [ses] convic­tions profondes". 

Le candidat peine à assumer et balance une justi­fi­ca­tion des plus foireuses d’après les infor­ma­tions recueillies par Le Pari­sien dans les coulisses de la produc­tion du show de M6. "Ce n'est pas la vraie raison. Il était à fond dans le truc lors de la discus­sion de travail de plus d'une heure que nous avons eu avec lui le 10 octobre."

Le poste élevé occupé par Gabrielle Gual­lar dans l’or­ga­ni­gramme de LVMH aurait posé problème au candi­dat,   
d’après l’équipe de prod’ de Karine Le Marchand :  "C'est quand on lui a parlé de sa femme qu'on a vu qu'il y avait un petit souci… On a bien compris que ça lui posait problème en tant que candi­dat de la gauche du PS ". 

Un malaise balayé d’un revers de main par Benoît Hamon : "Je n’ai pas envie que la vie de ma femme soit impac­tée par la mienne. Le jour où elle est présen­tée comme Madame Hamon, sa vie n’est plus la même". 
Il n'est pourtant pas assuré que si son compa­gnon accédait à la plus haute fonc­tion de la Répu­blique, elle serait alors connue dans le monde entier comme la "femme de...". Encore faudrait-il qu'elle abandonnât un poste copieusement rémunéré pour faire la potiche à son côté, se contentant des avantages en nature de la République. Or, l'habitude est prise que le locataire de l'Elysée soit un homme seule. 
Et ce cas de figure est plus que prématuré. 


Viry-Châtillon: sept agresseurs déférés, sur une quizaine d'assaillants et douze interpellés

Quand les journalistes "décrypteurs" assurent le service minimum, c'est de la désinformation

Un véhicule de police incendié, le 8 octobre 2016 à Viry-Châtillon en région parisienne
Photo de BFMTV : choix délibéré de minimisation des faits 

BFMTV, chaîne d'information "en continu", a des manques: elle évite les mots "cocktails Molotov", "incendie" ou "assassinat"
Sept gardés à vue âgés de 16 à 20 ans, ont été déferrés dans l’affaire de l'attaque de Viry-Châtillon [inutile de rappeler les faits?]. Ils sont arrivés au tribunal pour être présentés à un juge en vue de leur mise en examen.
Sur les douze interpellés, cinq ont été remis en liberté. Le procureur d'Evry doit tenir une conférence de presse à 11h30.
Mardi 17 janvier, dix "personnes" [ou barbares] avaient été arrêtés dans le quartier de la Grande Borne, à proximité du lieu de l'attaque [sans plus de détails], dans laquelle deux policiers avaient été gravement blessés en octobre [Comment? Quelles circonstances? Pour quel motif?]. (Bravement signé G.D.)
A l'époque, Libération titrait: "Attaque aux cocktails Molotov à Viry-Châtillon : «pronostic vital engagé» pour l'un des policiers"
Voitures incendiées après l’attaque de policiers à Viry-Châtillon, le 8 octobre.
Le choix des photos: les DEUX voitures des quatre victimes 
"L'adjoint de sécurité de 28 ans, très grièvement brûlé, a été plongé dans un coma artificiel", précisé le journal, sympathisant des quartiers et zones de non-droit, qui poursuivait.
Attaque aux cocktails Molotov à Viry-Châtillon : «pronostic vital engagé» pour l'un des policiers. L’un des quatre policiers visés par une attaque aux cocktails Molotov, samedi après-midi à Viry-Châtillon (Essonne), a son «pronostic vital engagé», a indiqué ce dimanche le procureur de la République d’Evry dans un communiqué.

L'adjoint de sécurité de 28 ans du commissariat de Savigny-sur-Orge (Essonne), qui effectuait une mission de surveillance à proximité d’un feu rouge de la cité difficile de la Grande Borne, «très grièvement brûlé aux mains et sur l’ensemble du corps», a été plongé «dans un coma artificiel» à l’hôpital Saint-Louis à Paris. Les médecins ne pourront se prononcer que «dans un délai de 48 heures», a ajouté le procureur Eric Lallement.

La gardienne de la paix de 39 ans, qui l’accompagnait dans la voiture prise d’assaut par une quinzaine d’individus, est «toujours hospitalisée pour des brûlures», mais son état suscite «moins d’inquiétude», selon la source judiciaire.

Les deux autres agents, une femme de 28 ans et un homme de 38 ans appelés en renfort, «sont sortis de l’hôpital» de Longjumeau (Essonne) samedi soir, selon deux sources policières. «Ils sont tous les deux extrêmement choqués», a précisé l’une de ces sources. La gardienne de la paix toujours hospitalisée se verra prescrire au moins trois mois d’ITT (incapacité totale de travail), et les deux agents sortis de l’hôpital ont trois semaines d’arrêt de travail, a précisé une source policière. 

Les enquêteurs étaient toujours dimanche [9 octobre 2016] à la recherche des auteurs de ces violences. Elles sont survenues tout près de la cité de la Grande Borne, qui se trouve à cheval sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny, à un feu rouge qui fut longtemps le théâtre d’agressions. 

«C’est l’Etat qu’on attaque», [avait lancé le ministre de l'l'Intérieur]
Depuis plus d’un an, la mairie de Viry-Châtillon tente de reprendre le territoire aux agresseurs à ce carrefour dit «du Fournil» [comme l'UDI a repris la commune, "un fief mélenchoniste très convoité", selon Le Parisien, au Parti de Gauche], et y a dans ce but installé une caméra de vidéosurveillance, que les policiers attaqués étaient chargés de protéger [des dealers et autres négociants de l'économie souterraine dérangée].

«Quand on attaque des fonctionnaires qui portent un uniforme, c’est l’Etat qu’on attaque», a estimé ce dimanche le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas au «Grand rendez-vous» Europe 1/i-télé/Les Echos, évoquant un «symbole». Les sanctions seront «évidemment» sévères [avait préjugé le ministre, en dépit de la séparation des pouvoirs] «puisqu’il y a à l’évidence intention non seulement de porter atteinte aux policiers» mais aussi «de porter atteinte à la vie», a-t-il dit. Il a toutefois assuré qu'«il n’y a pas de zone de non-droit» en France.




Le président François Hollande a affirmé samedi que «tout sera fait pour retrouver les auteurs de cette attaque et les traduire devant la justice pour qu’ils soient condamnés à une peine à la mesure de la gravité de leur acte».

Viry-Chatillon est une zone de non-droit située dans l'Essonne

Or, le département de l'Essonne est le fief de... Manuel Valls, ex-député-maire d'Évry, ville qui est son chef-lieu. En 2015, le Conseil général a été pris par François Durovray (UMP puis LR) au Parti socialiste et à son président, Jérôme Guedj, joueur de Scrabble à l'Assemblée. Le 9 avril 2014, Jérôme Guedj refusa d'accorder sa confiance au gouvernement de Manuel Valls, son rival en Essonne... Guedj est d'ailleurs membre de l'équipe de campagne d'Arnaud Montebourg pour la primaire "citoyenne" de 2017.

Faut-il comprendre que BFMTV assure le service minimum pour ne pas interférer dans la primaire socialiste de La Belle Alliance Populaire ? 
Le 10 octobre dernier, le journal Le Monde écrivait:
"Sur les lieux de l’agression [ou tentatives d'assassinats?] contre des policiers survenue samedi 8 octobre, à Viry-Châtillon, à proximité du quartier sensible de la Grande Borne[...] comme il l’avait déjà affirmé lors de ses étapes, dans la matinée, à Savigny-sur-Orge, Athis-Mons et Juvisy, M. Valls a de nouveau assuré qu’il « n’y avait pas de zone de non-droit ». {...]
"Un policier se trouvait toujours entre la vie et la mort, lundi 10 octobre au matin, après cette agression d’une violence rare, visiblement préméditée et ciblée
Une agression dénoncée par l’ensemble de la classe politique, François Hollande en tête, qui l’a qualifiée d’« intolérable ». Le président de la République s’est engagé à ce que « tout [soit] fait pour retrouver les auteurs et les traduire devant la justice pour qu’ils soient condamnés à une peine à la mesure de la gravité de leur acte ». 
Pour Bernard Cazeneuve, le ministre de l’intérieur, ces policiers ont été « confrontés à une bande de sauvageons qui ont agi avec lâcheté », et qui seront « rattrapés », a-t-il déclaré sur RTL le 10 octobre."

jeudi 19 janvier 2017

Primaire socialiste: les députés PS ne trouvent pas leur compte parmi leurs sept candidats

Les godillots socialistes ne trouvent pas chaussure à leur pied

Nombre de députés PS n'ont pas le courage de choisir

Climat de grande incertitude à quelques jours du premier tour de la primaire organisée par le PSmanque d'enthousiasme, prudence ou calcul, les députés socialistes attendent de savoir quel est le bon cheval à enfourcher dans la perspective des législatives de printemps.
"Le groupe socialiste est à l'unisson des Français: paumé. Un tiers des députés n'a pas pris position", confirme l'un d'eux, Hollandien responsable mais anonyme, décryptant un effet de "l'onde de choc de la décision de François Hollande" de ne pas se représenter.


"Beaucoup de parlementaires ou de militants ne trouvent pas forcément leur compte dans les positions des uns ou des autres", renchérit un camarade flouté, évaluant entre 60 et 100 les indécis. Sept ne suffisent pas !


Sur 275 députés PS, une centaine soutiendraient Manuel Valls, environ 25 se rangent derrière Benoît Hamon, autant derrière Arnaud Montebourg, une vingtaine appuient Vincent Peillon, le candidat de l'Elysée. Jean-Louis Destans (Eure) assure être en "réflexion". C'est dire que la thèse du hollandien sus-nommé ne tient pas la route.

Parmi ceux n'ayant pas dit leur choix, figure notamment leur chef de file Olivier Faure
Le chef de file des députés PS, 
Olivier Faure, ne maîtrise rien  
Le nouveau patron des pelés de l'Assemblée se veut "impartial". Idem pour Razzye Hammadi, un des porte-parole du PS, par souci affiché de ne pas contrevenir à "l'esprit de la primaire". Les chefs n'assument pas...

Annick Lepetit, autre porte-parole des députés PS, revendique n'être "dans aucune écurie". "Mais je voterai bien sûr dimanche et tiendrai les bureaux de vote avec les militants", précise cette élue de Paris, alors qu'une poignée de ses collègues pourraient être tentés de ne pas même voter. Les socialistes auraient-ils perdu la foi républicaine ?

Catherine Coutelle, députée de la Vienne qui ne se représente pas, lève les yeux au ciel. Elle ira bien voter dimanche mais ne sait pas encore pour qui: "Je ne me reconnais pas dans les personnes". La base n'est pas davantage convaincue.

Valls a éparpillé les socialistes "façon puzzle"

"Qui peut rassembler la gauche ?",
Résultat de recherche d'images pour "vote Macron"s'interroge encore une élue du "marais" , ce contingent de députés légitimistes, entre frondeurs et aile droite: le marigot.

Désabusée, Christine Pirès-Beaune n'a "pas d'enthousiasme" pour untel ou untel et hésite entre "vote utile ou de coeur". Comme "pas mal" d'électeurs, cette députée du Puy-de-Dôme se demande: "Est-ce qu'on choisit un candidat en se disant qu'on a une chance d'être au second tour de la présidentielle ou est-ce qu'on choisit un candidat pour l'après, pour la reconstruction de la gauche" - à commencer par le parti, vu la défaite attendue ?

Les députés PS sont en conflit intérieur d'intérêts personnels
"Je ferai peut-être part de mon choix après le premier tour", a déclaré à info-tours.fr Jean-Marie Beffara. Et vraisemblablement pour "celui le plus en capacité de rassembler, pas forcément celui dont le programme me conviendrait le mieux", raconte-t-il.

L'hypothèse Macron pèse sur la primaire socialiste

Résultat de recherche d'images pour "vote Macron""Les candidats de la primaire de la gauche, tout comme Emmanuel Macron, représentent pour moi des possibilités", confiait récemment l'ex-premier adjoint franc-maçon de Gérard Collomb, le maire de Lyon (Rhône), Jean-Louis Touraine, 71 ans, qui a finalement signé le manifeste en faveur de la tête d'affiche du mouvement En Marche! de Macron, avec d'une cinquantaine d'élus et responsables lyonnais. 

Les possibles futurs ralliés à Emmanuel Macron ont une attitude "pas convenable", gronde un vieux routier de l'Assemblée dont l'identité n'est pas révélée. "Il faut pouvoir se regarder dans la glace... et garder la tête froide", lance un jeune, militant réel ou imaginé.

Tout sauf lui
De façon générale, "il faut avoir le courage de ses idées et le transmettre à ses électeurs", prêche François Loncle, pro-Valls (qui soutint Laurent Gbagbo contre son vainqueur en 2010), condamnant l'"opportunisme" de certains collègues. Dont Annick Lepetit, Razzye Hammadi ou Olivier Faure ?

Rester dans l'expectative n'était pas "tenable", "les citoyens nous posent des questions", assure la marseillaise Marie-Arlette Carlotti,récemment ralliée à Vincent Peillon. Mais cette ex-ministre déléguée aux personnes handicapées de Hollande juge "la prudence de mise" pour beaucoup, car "qui peut dire qui va sortir gagnant ?" Prudence et convictions politiques ne font pas bon ménage.

"Sondages contradictoires, aucune certitude", une campagne "étrange", résume un soutien d'Arnaud Montebourg. "Sur le terrain, un degré d'indécision phénoménal", rapporte un ex-hollandais. Il n'y a "pas d'évidence", abonde une pro-Valls, notant une "discrétion" dans l'engagement de nombre de collègues ayant les législatives en tête. Une "stature (présumée) d'homme d'Etat" ne suffit pas ?

Les députés PS pro-Macron ne voteront pas à la primaire 
Ainsi, Stéphane Travert (Manche) ne votera-t-il finalement pas à la primaire. Mais comme le PS reste "sa famille politique", il fera "le tour des bureaux de vote de sa circonscription"...
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mercredi 18 janvier 2017

Valls, récupérateur de la gifle de Lamballe: "On me vise car je suis celui qui peut gagner"

L'extrémiste régionaliste violent est-il un compère ?

L'ancien premier ministre préfère donner les coups plutôt que les recevoir 

Le candidat socialiste a confirmé ce mercredi son intention de porter plainte contre le jeune homme qui l'a giflé mardi lors d'un déplacement en Bretagne. La presse a pourtant parlé de "tentative" ou de "légère gifle"...

Qui sème le vent, récolte la tempête
C'est un nouveau geste de colère dans une campagne aux allures de règlements de comptes de la population. Manuel Valls s'est pris une gifle mardi lors d'une visite de campagne de primaire socialiste à Lamballe, dans les Côtes d'Armor, à l'invitation du cumulard régional, Jean-Yves Le Drian, ministre guerrier de la Défense du susdit et président de la Région Bretagne. Interrogé ce mercredi sur France Inter, l'ancien Premier ministre a confirmé sa décision de porter plainte contre son agresseur, un jeune Breton de 18 ans, priorité du président de la République. 

Valls fait la leçon aux Français qui se sentent maltraités  

"Une société a besoin d'interdits", a-t-il déclaré sur France Inter, tellement coupé de la réalité qu'il est totalement inconscient de la somme des interdictions qu'il a édictées au fil de ses deux années de plomb à Matignon.

"Toute violence est inacceptable en démocratie", a martelé l' "homme fort" du précédent gouvernement, selon la presse dévote, mais candidat humilié par une baffe, après avoir été enfariné le 22 décembre, à l'autre bout de la France, en Alsace. S'il n'avait pas alors engagé de poursuites lorsqu'un citoyen en colère l'avait déjà agressé à Strasbourg, cette fois il ne rit plus jaune en évoquant une délicate "attention" avec de la "farine au gluten"

"Là, c'est un coup qu'on veut [me] porter; on veut [me] faire mal", s'est-il plaint.

Ces quatre jeunes identifient-ils Valls au comique Dieudonné ?
Manuel Valls suppute. Selon lui, l'auteur de la gifle serait "sans doute un militant identitaire de l'extrême droite bretonne, qui s'affiche avec Dieudonné et Soral". Sur sa photo de profil Facebook, il pose en effet en faisant une "quenelle", geste à connotation antisémite véhiculé par l'humoriste. Un connaisseur, puisque Valls prend ci-dessus la pose avec trois jeunes fans du comique.

La video témoin "a compté" dans la décision de l'ex-premier ministre de déposer plainte. Afficher l'image d'origine
"Une société a besoin de règles et d'interdits", a assuré le Catalan qui croit incarner fièrement la France. Une prétention du deuxième débat de la primaire socialiste que le camarade Peillon n'avait pas manqué de dénoncer.

L'ex-chef de gouvernement s'est convaincu que cette agression serait due à son statut de favori de la primaire et à son passage par Matignon. 
"Je suis celui qu'on vise dans cette campagne. J'ai été aux responsabilités, on me vise car je suis celui qui peut gagner.
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Des "quenelles" accueillent Manuel Valls en Bretagne
(lien PaSiDupes)
Le candidat SM assure néanmoins: "C'est un plaisir d'aller à la rencontre des Français (...) Je poursuivrai ma campagne."

Après la fessée interdite aux parents d'enfants insupportables, faudra-t-il un recours à l'article 49.3 pour prohiber la gifle aux citoyens français révoltés ?

Secrets de sécurité nationale: le prochain ex-président américain a commué la peine d'une fuiteuse

Que reste-t-il du crime de trahison en temps de paix?

Après la clémence pour Chelsea Manning, le sort d’Edward Snowden toujours en suspens


La (haute) trahison est-elle un crime ?
Il consiste en une extrême déloyauté à l'égard de son pays, de son chef d'État, de son gouvernement ou de ses institutions. Ce crime est souvent associée à celui d'intelligence avec l'ennemi. Il s'agit souvent d'une infraction politique, concernant les détenteurs d'une autorité politique dans l'exercice de leurs fonctions.
La gifle, comme celle que Valls a encaissée sans broncher, est aussi un acte déloyal, mais peut-elle être envisagée à la fois comme une violence physique et comme une atteinte à la fonction?  Car Valls n'est plus que représentant du peuple et non plus chef de gouvernement. Il ne peut donc attendre plus de rigueur de la loi à l'encontre de son agresseur que si celui-ci avait souffleté l'un de ses rivaux de droite ou de gauche. Il peut seulement prétendre à plus de compassion de la pègre médiatique. 

Que risquent les enfarineurs et autres entartreurs ?
Les faits d'enfarinage ou d'entartage ne constituent pas un délit pénal, mais pourraient être sanctionnés par une contravention de quatrième catégorie en application de l'article 624-1 du Code pénal: "Il s'agit de violences n'ayant - à priori - entraîné aucune incapacité temporelle de travail (ITT). L'auteur devra s'en expliquer devant le tribunal de police et encourt une peine d'amende d'un montant maximal de 750€". Le candidat Valls a-t-il réclamé une ITT ?

Des circonstances aggravantes peuvent être retenues en vertu de l'article 222-13, comme l'utilisation d'une arme ou à considérer que Manuel Valls est toujours dépositaire de l'autorité publique. Mais ce n'est pas gagné, sauf à le déclarer cumulard, chef de gouvernement et député... 
Et puis, la farine ou la chantilly est-elle une arme par destination? Démissionnaire de sa fonction il y a plusieurs semaines, l'ancien premier ministre n'exerce plus de fonction ni gouvernementale, ni représentative, maire d'Evry et  député de l'Essonne. "Le droit pénal s'applique de façon extrêmement stricte. Manuel Valls n'étant plus ni maire, ni député, ni ministre, la circonstance aggravante ne peut pas être retenue. Néanmoins, on peut imaginer qu'au moment d'évaluer la peine, le juge interprétera la loi et prendra en compte les très hautes responsabilités occupées il y a peu par Manuel Valls" et bien qu'il ait été pris à parti au cours d'un déplacement de campagne.
Dernier facteur aggravant à disposition du magistrat indépendant : l'utilisation d'une arme par destination. Le juge devrait encore trouver compliquée l'interprétation de la loi : en 2002, près avoir été entarté par Noël Godin, Jean-Pierre Chevènement - alors lui aussi candidat à l'élection présidentielle - avait réclamé que la tarte à la crème utilisée par l'"entarteur" soit considérée comme une arme par destination. En vain. La jurisprudence n'arrange pas l'ex-homme fort du gouvernement.

Y a-t-il eu préméditation à Lamballe ?
Marie-Ségolène Royal avait poursuivi son agresseur lorsqu'elle fut proprement entartrée à La Rochelle (lien PaSiDupes). Mais son jeune entarteur avait été condamné à 150 euros d'amende avec sursis. Le tribunal n'avait pas suivi le procureur de la République, qui avait requis 150 heures de travaux d'intérêt général (TIG) à l'encontre du jeune lanceur d'alerte  de tarte aux fraises, un étudiant de 22 ans poursuivi pour "violences volontaires avec préméditation".

Lorsque Hollande fut enfariné à Lille, il parla d'un agresseur irresponsable - comme on parle de djihadiste "déséquilibré" - et ne donna pas suite.
De même que BFMTV commenta sur "le sang froid" du président en fonction, de même Valls y voyant, provocateur exaucé, "deux raisons de s'en réjouir", selon le HuffPost: elle était sans gluten et apprécia cette "attention"... 

Mais l'escalade dans la violence n'amuse plus le candidat.

Manning a, quant à lui, porté atteinte à la sécurité nationale

Le fuiteur n'a pas été jugé coupable d'intelligence avec l'ennemi, l'accusation la plus grave, mais d'espionnage. 

Si la presse n'est pas indépendante, les lanceurs d'alerte sont-ils justifiés?
L'extrême gauche condamne la presse asservie. L'avocat de Bradley Manning avait rejeté l'accusation de trahison invoquée par l'administration démocrate d'Obama. "C'est quelqu'un qui veut informer l'opinion publique américaine", avait expliqué David Coombs dans sa plaidoirie. Depuis le début du procès, la défense du prévenu s'était efforcée de le faire apparaître comme un être naïf, désireux de montrer aux Américains la réalité des guerres en Afghanistan et en Irak. La stratégie est invariable: les agresseurs et les tueurs sont des naïfs ou des déséquilibrés: irresponsables, ils ne peuvent être reconnus coupables...

Les ONG, les associations et la rue rendent la justice.
La semaine précédente, le ministère public avait démontré que Bradley Manning avait porté atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis. L'accusation avait notamment cité des télégrammes diplomatiques, ainsi que des détails secrets sur les prisonniers détenus à Guantanamo.
Bradley Manning est escorté lors de son arrivée au tribunal militaire de Fort Meade (Etats-Unis), mardi 30 juillet 2013."Nous avons gagné une bataille, maintenant il nous faut gagner la guerre", a déclaré l'avocat à la sortie du tribunal.

Le site WikiLeaks a pourtant qualifié ce verdict de "dangereux extrémisme"
, sur son compte Twitter. "Manning risque 136 ans de prison [128 ans, selon d'autres] pour les chefs d'accusation pour lesquels il a été aujourd'hui reconnu coupable. Dangereux extrémisme, en matière de sécurité nationale, de l'administration Obama".

Le président américain a commué la peine de la lanceuse d’alerte, un ancien analyste militaire de l'armée des États-Unis

Incarcérée pour trahison, Obama fera libérer l' "espionne" en mai prochain. 
Au grand dépit des activistes vertueux internationalistes, le lanceur d'alerte n'est pas considéré comme un héros de la transparence et de la démocratie.

Lorsqu'en avril 2010, WikiLeaks diffuse différents documents militaires classifiés, dont notamment des documents sur les morts de civils pendant la guerre d'Afghanistan (Afghan War Diary), ainsi qu'une vidéo d'une bavure américaine lors d'un raid aérien américain du 12 juillet 2007 sur Bagdad, pendant la guerre d'Irak, titrée Collateral Murder, le 7 juillet 2010, les autorités américaines soupçonnent Bradley Manning, 23 ans, d'être l'informateur de l'organisation non-gouvernementale (donc supra-nationale et illégitime) de Julian Assange, WikiLeaks, spécialisé dans la propagation par millions de documents relatifs à des scandales de corruption, d'espionnage et de violations de droits de l'homme dans plusieurs dizaines de pays à travers le monde. "Hillary Clinton et des dizaines de milliers de diplomates dans le monde vont avoir une crise cardiaque un matin quand ils se réveilleront et découvriront qu'un répertoire complet de documents classifiés sur la politique étrangère est accessible" à tous, écrit-il au hacker Lamo, son confident, qui le dénoncera aux autorités.

Bradley Manning a été inculpé de huit chefs d'inculpation criminels, dont "communication, transmission et envoi d'information traitant de sécurité nationale à une source non autorisée", et de quatre violations du règlement militaire.

Au lendemain de sa condamnation, Bradley Manning déclara être transgenre
Il entama des démarches pour changer d'identité et prendre le prénom de Chelsea. Le 23 avril 2014, la justice américaine reconnaît le changement de nom de Manning, qui s'appelle désormais officiellement Chelsea Elizabeth Manning tout en demeurant légalement considérée comme un homme. En février 2015, l'armée autorise Manning - 1,57 m (même Cazeneuve fait 1,65 m, même s'il s'attribue 2 centimètres de plus) - à entamer son traitement hormonal et, le mois suivant, la Cour d'Appel de l'US Army statue que Chelsea Manning doit être désignée par des pronoms féminins ou neutres.


Activiste, Bradley Manning aurait lui-même provoqué son arrestation par ses propres révélations à Lamo. 
Manning est inculpé le 23 février 2012 en cour martiale et le militant choisit de ne pas contester les chefs d'accusation. Pour avoir transmis à "un Australien aux cheveux blancs", Julian Assange (WikiLeaks), "plus de 150.000 notes diplomatiques" confidentielles, la taupe - dont le militantisme homosexuel (le militaire s'opposait ouvertement à la loi "don't ask, don't tell" (ne rien demander, ne rien dire), qui oblige les homosexuels à taire leur orientation sexuelle, sous peine de devoir quitter l'armée) et l'idéologie et l'ont placé en rupture de ban de l'armée - encourait 52 ans de prison.
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Cette diffusion d'informations - ou dénonciation -lui vaut d'être condamnée le 21 août 2013 à trente-cinq ans de prison. Le 17 janvier 2017, trois jours de la fin de son mandat, le président Obama sur le départ décide de commuer la peine de Manning, rendant possible sa libération en mai 2017. Alors, le cafard est-il un héros ou un traître ? 

La gauche sans foi ni loi craint qu'Edward Snowden ne bénéficie pas de la même "clémence" 

Des manifestants réclament la libération du soldat Bradley Manning, mardi 30 juillet, devant la base militaire de Fort Meade (Etats-Unis).
Barack Obama a cédé aux pressions de nombreux activistes élevés au rang de "défenseurs des libertés publiques", lesquels l’appelaient à faire un geste avant la fin de son mandat. Les mêmes qui ont obtenu que l'administration d'Obama fasse interférer la justice privée d'un homme dans la justice public d'une nation ont profité de sa faiblesse pour aussi réclamer ces dernières semaines qu'il pardonne à Edward Snowden, autre fuiteur glorifié par les  media. Visé par un mandat d’arrêt aux Etats-Unis, il réside depuis 2013 en Russie après avoir révélé l’ampleur du programme de surveillance de la NSA (National Security Agency) américaine.

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Mais il y a peu de chances que les espoirs de ses soutiens se concrétisent, à deux jours de la fin du mandat de Barack Obama : la Maison Blanche a déjà fait savoir que, pour elle, les deux situations sont radicalement différentes. Vendredi, le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, cité par le New York Times, a développé ses arguments :
"Chelsea Manning est une personne qui a été confrontée à tout le processus de justice militaire, qui a subi un procès, qui a été jugée coupable et a été condamnée pour ses crimes, et elle a reconnu avoir mal agi. (…) M. Snowden s’est réfugié dans les bras d’un adversaire, un pays [la Russie] qui a récemment tenté de briser la confiance en notre démocratie."

Il est également fait référence au piratage du Parti démocrate pendant la campagne présidentielle
Cet espionnage-là est attribué par les Américains à la Russie. Et si les documents livrés par Chelsea Manning à WikiLeaks étaient "préjudiciables à la sécurité nationale", ceux d’Edward Snowden étaient "bien plus sérieux et bien plus dangereux," a estimé Josh Earnest, le porte-parole de la Maison blanche. Les documents révélés par Chelsea Manning étaient en fait 'classés secrets', tandis que ceux dévoilés par Edward Snowden étaient 'top secret'.
Une autre différence réside dans le fait que les documents de Chelsea Manning donnaient des informations sur des faits passés, pendant la guerre en Afghanistan et en Irak, alors que ceux d’Edward Snowden détaillaient un système de surveillance toujours actif.

François Hollande n'a-t-il pas divulgué des documents classés "secret-défense" ?

Le FBI, lanceur d'alerte
Lorsque que le FBI a relancé l'affaire des emails d'Hillary Clinton, la candidate à une dynastie de présidents américains a jugé "étrange" et "inquiétant" que de nouveaux emails soient découverts à quelques jours du scrutin présidentiel.

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Davet et Lhomme, des journalistes du journal Le Monde, révèlent dans un livre de confidences du président "normal" (?) comment ils ont eu accès à des documents représentant un plan des frappes aériennes en Syrie.

Hollande, lanceur d'alerte ?
Quelques heures seulement après l’annonce de Barack Obama, la Russie a prolongé de deux ans le permis de séjour d’Edward Snowden et Hollande abdique: il ne se représente pas pour un second mandat. 
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Il faudra apprendre à distinguer entre les informateurs citoyens, les activistes lanceurs d'alertes et les fuiteurs institutionnels ?